Rectitude politique... ( ou "eau low-cost" )
Alors, on se demande bien ce qui se cache derrière ce titre ô combien énigmatique, hein ? hein ?
Car je suis vachement énigmatique comme garçon... si, si...
Sachez donc que, comme je l'ai appris il y a une heure, "rectitude politique" est l'équivalent québécois du terme "politiquement correct", et alors que je dis ça, je vois déjà vos petits visages gras et boutonneux s'illuminer d'une ferveur nouvelle à l'idée du tissu de conneries que je vais encore vous servir...
Vous avez pas tort.
Mais tiens, faisons une petite parenthèse en forme de minute linguistique:
Un peu de lexique franco-québécois, ça va nous rafraîchir les synapses.
Ainsi, au hasard, si un québécois te dis que "t'es badlucké en maudit" ( prononcer [en maudzi] ), ça veut dire que, "mon pauvre ami, votre femme doit bien vous être fidèle pour que vous ayez aussi peu de chance !"
Autre petit exemple: "Ta blonde, c't'une agace-pisseuse, dude !" que l'on pourrait, dans le meilleur français de nos terroirs, traduire par: "Monsieur, votre dulcinée est une femme aux moeurs assez légères."
Bon, allez, fin de la parenthèse, assez rigolé, on retourne à sa place, et Miguel, veuillez remettre votre pantalon, c'est indécent !
Le politiquement correct... Vaste sujet...
Un peu d'histoire, tout d'abord. L'expression, comme chacun sait ( ou ne sait pas, après tout vous faites ce que vous voulez de vos loisirs ) vient des USA, où, depuis le XIXè, elle se réfère au fait d'utiliser les termes appropriés, notamment dans les domaines des sciences politiques que sont la justice et le droit: "politically correct" donc. Ce n'est que depuis le Vingtième ( sur la fin ) que l'expression a sa signification actuelle.
En France, maintenant, car nous sommes chauvins, l'expression est apparue par anglicisme, comme on dit, ce qui fait qu'on n'en retient que le sens récent...
Bon, ça c'est fait, j'ai donné le cadre et le vernis nécessaires pour qu'on ne me traite pas de fumiste, je peux y aller.
Sinon, vous saviez qu'au Québec, se taper une broue ça veut dire prendre une bière ?
Juste comme ça...
Alors, vous me direz, pourquoi le politiquement correct, cette semaine ?
Parce que voyez vous, je me suis récemment replongé dans les oeuvres grandioses de ce grand monsieur qu'était Pierre Desproges, dont l'écoute me remplit d'un cynisme goguenard, et j'en suis venu, par étude comparée de ses sketches et la bouillie bidassière et putassière habituelle des ondes radiophoniques de Rire et Chansons, à la conclusion suivante:
Mais Bordel, y'a donc plus personne pour envoyer balader les barrières, de nos jours ?
Merde !
Flûte quoi !
Saperlipopette ! ( qui n'est pas une variante québécoise de la salopette... )
Tiens, un exemple, j'ai réécouté, plusieurs fois je l'avoue, la diatribe de ce monsieur contre les individus sémites proférée sur scène au début des années 1980.
( Comme un bon étudiant ne saurait venir à un cours sans avoir étudié le matériel, voici ledit document --> link dont je m'étonne d'ailleurs qu'il n'ait pas été censuré de Ioutioube )
Plusieurs questions ?
Comment serait-accueilli un tel discours aujourd'hui, à l'heure de la commémoration maladive et de la repentance pathologique ?
Plus problématique même, oserait-on encore le faire ?
Parce que bon, vous je sais pas, mais moi, les blagues juives, c'est celles que je préfère. C'est comme ça. Seulement, comme je suis soucieux un minimum de mon insertion dans le tissu social ( n'est-il pas que c'est superbement prétentieux ça comme phrase ? ), il y a certaines personnes devant lesquelles, par prudence, je préfère éviter de raconter celle du petit juif à Auschwitz qui renifle dans l'air une délicieuse odeur de porc grillé...
Non, je la raconterai pas !
Parce que tiens, est-ce que l'on va aller supposer au vu de la vidéo citée plus haut que Desproges est tout simplement un détestable nazi antisémite ?
Il ferait beau voir !
Alors pourquoi il fait ça ?
Ben tout simplement parce que la misère et la souffrance humaines, ben ça peut être un sacré sujet de poilade !
A la condition, évidemment, quelle ne cache rien.
En ce qui me concerne, je ne me considère pas comme étant antisémite... je suis incapable de reconnaître un juif d'un Waffen-SS ordinaire... Idem pour le racisme, même s'il est plus facile de reconnaître un africain d'un Islandais ( Tiens, vous sauriez vous, reconnaître un Hutu d'un Tutsi ? M'étonnerait ! Et pourtant, ça les a pas empêchés de se foutre sur la gueule )...
Comme je nourris la même haine viscérale pour le juif, l'arabe, le gabonais, le tutsu, le huti ( ou l'inverse m'emmerdez pas c'est déjà assez embrouillé cette histoire ), l'allemand, le français, le breton, le basque, le normand, l'écossais, l'australien, le ricain, le chinois, le chimpanzé et le militant dogmatique de toutes couleurs et horizons, sans compter moi-même, je vous pas pourquoi je me priverai de cracher mon venin...
Comme l'a dit un philosophe de mes amis: "Le venin, c'est comme le foutre, toujours mieux dehors que dedans "
( clique sur la citation, il touchera 1 euro )
Seulement, là, ce soir, au dîner avec de charmants amis organisé à mon domicile, si j'avais été dire qu'Auschwitz-Birkenau n'était qu'une forme inachevée du Club Med, on m'aurait évidemment regardé avec des yeux ronds, avec ce regard qui ne dit rien mais quand même faut pas abuser merde... Plus tard, dans la voiture, ou dans la salle de bain lors du lavage de dents en commun qui fait la joie des jeunes couples, voici le dialogue auquel auraient assisté le tableau de bord ou la robinetterie:
"T'as vu, quand même, ******* c'est grave ce qu'il a dit
- Quoi ?
- Ben, tu sais... sur les... le...
- Ah oui... Oui, on peut pas dire des choses comme ça, non !
- Oui, on peut rigoler, mais ya des limites..."
Ah bon ?
Et pourquoi cela s'il vous plaît ?
Bien sûr, l'holocauste est une des plus grandes atrocités du vingtième siècle et de l'histoire de l'humanité, on va pas revenir là-dessus... Emmener des dizaines d'individus aux bains-douches, sans leur fournir ni gel douche ni serviette et en leur cachant que comme la municipalité est sur la paille ( faute à la gestion de gauche de la région ) il n'y a plus d'eau dans les douches, mais bon, le Zyklon B ça décrasse tranquille, évidemment, c'est un peu limite... Sans compter que le four à pain qui brûle de l'os et de la peau ( la graisse, pas trop ) 24/7, bonjour la pollution !
Que l'on traite avec respect la mémoire des nombreuses victimes, évidemment. Mais de là à tomber dans l'orgie commémorative bien pensante et pleine de bonne-conscience pseudo-humaniste par laquelle on se rassure que si-si-on-est-encore-des-démocraties-attends-t'es-pas-bien-toi... Le dernier exemple a été la volonté de faire porter à chaque gamin de CM2 la mémoire d'un enfant juif mort dans les VVF nazis ( tu me diras, vu le poids moyen du détenu juif lors de son passage aux douches, ça fait pas lourd ).
Commémorer, oui, mais à force de nous bourrer le mou avec un discours doloriste et flagellateur, qui n'est souvent pas le fruit de la communauté juive, mais simplement des politiques de toutes obédiences, on risque d'isoler trop la Shoah dans sa spécificité terrible.
Résultat? Une chape de plomb autour du phénomène, qui, emmuré dans un silence de cathédrales deviendra un monolithe sacré dont on finira par oublier la réalité et surtout, la possibilité qu'il se reproduise.
Alors laissez-nous déblatérer sans arrière pensées, sans autre but que de rire, nos conneries sur les aventures de Schlomo au camp de la mort, c'est peut-être le meilleur moyen pour que les fours ne servent qu'à faire du pain...
Car je suis vachement énigmatique comme garçon... si, si...
Sachez donc que, comme je l'ai appris il y a une heure, "rectitude politique" est l'équivalent québécois du terme "politiquement correct", et alors que je dis ça, je vois déjà vos petits visages gras et boutonneux s'illuminer d'une ferveur nouvelle à l'idée du tissu de conneries que je vais encore vous servir...
Vous avez pas tort.
Mais tiens, faisons une petite parenthèse en forme de minute linguistique:
Un peu de lexique franco-québécois, ça va nous rafraîchir les synapses.
Ainsi, au hasard, si un québécois te dis que "t'es badlucké en maudit" ( prononcer [en maudzi] ), ça veut dire que, "mon pauvre ami, votre femme doit bien vous être fidèle pour que vous ayez aussi peu de chance !"
Autre petit exemple: "Ta blonde, c't'une agace-pisseuse, dude !" que l'on pourrait, dans le meilleur français de nos terroirs, traduire par: "Monsieur, votre dulcinée est une femme aux moeurs assez légères."
Bon, allez, fin de la parenthèse, assez rigolé, on retourne à sa place, et Miguel, veuillez remettre votre pantalon, c'est indécent !
Le politiquement correct... Vaste sujet...
Un peu d'histoire, tout d'abord. L'expression, comme chacun sait ( ou ne sait pas, après tout vous faites ce que vous voulez de vos loisirs ) vient des USA, où, depuis le XIXè, elle se réfère au fait d'utiliser les termes appropriés, notamment dans les domaines des sciences politiques que sont la justice et le droit: "politically correct" donc. Ce n'est que depuis le Vingtième ( sur la fin ) que l'expression a sa signification actuelle.
En France, maintenant, car nous sommes chauvins, l'expression est apparue par anglicisme, comme on dit, ce qui fait qu'on n'en retient que le sens récent...
Bon, ça c'est fait, j'ai donné le cadre et le vernis nécessaires pour qu'on ne me traite pas de fumiste, je peux y aller.
Sinon, vous saviez qu'au Québec, se taper une broue ça veut dire prendre une bière ?
Juste comme ça...
Alors, vous me direz, pourquoi le politiquement correct, cette semaine ?
Parce que voyez vous, je me suis récemment replongé dans les oeuvres grandioses de ce grand monsieur qu'était Pierre Desproges, dont l'écoute me remplit d'un cynisme goguenard, et j'en suis venu, par étude comparée de ses sketches et la bouillie bidassière et putassière habituelle des ondes radiophoniques de Rire et Chansons, à la conclusion suivante:
Mais Bordel, y'a donc plus personne pour envoyer balader les barrières, de nos jours ?
Merde !
Flûte quoi !
Saperlipopette ! ( qui n'est pas une variante québécoise de la salopette... )
Tiens, un exemple, j'ai réécouté, plusieurs fois je l'avoue, la diatribe de ce monsieur contre les individus sémites proférée sur scène au début des années 1980.
( Comme un bon étudiant ne saurait venir à un cours sans avoir étudié le matériel, voici ledit document --> link dont je m'étonne d'ailleurs qu'il n'ait pas été censuré de Ioutioube )
Plusieurs questions ?
Comment serait-accueilli un tel discours aujourd'hui, à l'heure de la commémoration maladive et de la repentance pathologique ?
Plus problématique même, oserait-on encore le faire ?
Parce que bon, vous je sais pas, mais moi, les blagues juives, c'est celles que je préfère. C'est comme ça. Seulement, comme je suis soucieux un minimum de mon insertion dans le tissu social ( n'est-il pas que c'est superbement prétentieux ça comme phrase ? ), il y a certaines personnes devant lesquelles, par prudence, je préfère éviter de raconter celle du petit juif à Auschwitz qui renifle dans l'air une délicieuse odeur de porc grillé...
Non, je la raconterai pas !
Parce que tiens, est-ce que l'on va aller supposer au vu de la vidéo citée plus haut que Desproges est tout simplement un détestable nazi antisémite ?
Il ferait beau voir !
Alors pourquoi il fait ça ?
Ben tout simplement parce que la misère et la souffrance humaines, ben ça peut être un sacré sujet de poilade !
A la condition, évidemment, quelle ne cache rien.
En ce qui me concerne, je ne me considère pas comme étant antisémite... je suis incapable de reconnaître un juif d'un Waffen-SS ordinaire... Idem pour le racisme, même s'il est plus facile de reconnaître un africain d'un Islandais ( Tiens, vous sauriez vous, reconnaître un Hutu d'un Tutsi ? M'étonnerait ! Et pourtant, ça les a pas empêchés de se foutre sur la gueule )...
Comme je nourris la même haine viscérale pour le juif, l'arabe, le gabonais, le tutsu, le huti ( ou l'inverse m'emmerdez pas c'est déjà assez embrouillé cette histoire ), l'allemand, le français, le breton, le basque, le normand, l'écossais, l'australien, le ricain, le chinois, le chimpanzé et le militant dogmatique de toutes couleurs et horizons, sans compter moi-même, je vous pas pourquoi je me priverai de cracher mon venin...
Comme l'a dit un philosophe de mes amis: "Le venin, c'est comme le foutre, toujours mieux dehors que dedans "
( clique sur la citation, il touchera 1 euro )
Seulement, là, ce soir, au dîner avec de charmants amis organisé à mon domicile, si j'avais été dire qu'Auschwitz-Birkenau n'était qu'une forme inachevée du Club Med, on m'aurait évidemment regardé avec des yeux ronds, avec ce regard qui ne dit rien mais quand même faut pas abuser merde... Plus tard, dans la voiture, ou dans la salle de bain lors du lavage de dents en commun qui fait la joie des jeunes couples, voici le dialogue auquel auraient assisté le tableau de bord ou la robinetterie:
"T'as vu, quand même, ******* c'est grave ce qu'il a dit
- Quoi ?
- Ben, tu sais... sur les... le...
- Ah oui... Oui, on peut pas dire des choses comme ça, non !
- Oui, on peut rigoler, mais ya des limites..."
Ah bon ?
Et pourquoi cela s'il vous plaît ?
Bien sûr, l'holocauste est une des plus grandes atrocités du vingtième siècle et de l'histoire de l'humanité, on va pas revenir là-dessus... Emmener des dizaines d'individus aux bains-douches, sans leur fournir ni gel douche ni serviette et en leur cachant que comme la municipalité est sur la paille ( faute à la gestion de gauche de la région ) il n'y a plus d'eau dans les douches, mais bon, le Zyklon B ça décrasse tranquille, évidemment, c'est un peu limite... Sans compter que le four à pain qui brûle de l'os et de la peau ( la graisse, pas trop ) 24/7, bonjour la pollution !
Que l'on traite avec respect la mémoire des nombreuses victimes, évidemment. Mais de là à tomber dans l'orgie commémorative bien pensante et pleine de bonne-conscience pseudo-humaniste par laquelle on se rassure que si-si-on-est-encore-des-démocraties-attends-t'es-pas-bien-toi... Le dernier exemple a été la volonté de faire porter à chaque gamin de CM2 la mémoire d'un enfant juif mort dans les VVF nazis ( tu me diras, vu le poids moyen du détenu juif lors de son passage aux douches, ça fait pas lourd ).
Commémorer, oui, mais à force de nous bourrer le mou avec un discours doloriste et flagellateur, qui n'est souvent pas le fruit de la communauté juive, mais simplement des politiques de toutes obédiences, on risque d'isoler trop la Shoah dans sa spécificité terrible.
Résultat? Une chape de plomb autour du phénomène, qui, emmuré dans un silence de cathédrales deviendra un monolithe sacré dont on finira par oublier la réalité et surtout, la possibilité qu'il se reproduise.
Alors laissez-nous déblatérer sans arrière pensées, sans autre but que de rire, nos conneries sur les aventures de Schlomo au camp de la mort, c'est peut-être le meilleur moyen pour que les fours ne servent qu'à faire du pain...
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