C'est fleuri, mais rougi...

Publié le par Pierrou

Putain, il est mauvais celui-là...

Bon, pas grave j'le garde.

Alors, comme les plus perspicaces d'entre vous l'ont sûrement déjà deviné, aujourd'hui, on va parler zonzon, taule, mitard, gnouf, hôtel trois étoiles pour indésirables et autres établissements pénitentiaires.


Tiens, un exemple... En France, comme vous le savez, se pose le problème du logement social, dont le contingent national peine à fournir aux besoins d'une population désargentée en mal de stabilité et de décence résidentielle, ceci à cause de la réticence des municipalités de tous bords à appliquer le quota de 20% imposé par la loi SRU ( et pas LRU ) de 2000 qui...

Ouais, bon, en gros, ya pas assez de HLM dans notre belle contrée... Problème.


Mais après tout, de quoi se plaint-on, Mme Dati ( dont le panache et la classe dans la gestion de son Maroquin – et non marocain, tas de mauvaises langues – sont au moins égales à celle de l'ouvrier métallo piquant du nez devant son verre de Gros Plant le vendredi soir à dix-huit heures au PMU d'en face de la maison, retardant le plus possible le moment d'aller affronter les reproches d'une bergère édentée en tablier à fleurs Damart et d'enfants aussi ingrats que boutonneux ) a trouvé la solution:

Un chômeur en prison, c'est un dossier de moins s'empilant dans les tiroirs déjà surchargés des administrations du logement social.

On va me dire que le fait d'être chômeur n'est pas souvent synonyme de délinquance... Ce à quoi je vous répondrai, tas de petits cafards scrofuleux transpirant de bonne pensance gauchiste syndicalo-universitaire, qu'un individu dont l'assistanat larvaire empêche MM Sarkozy, Fillon et Woerth de s'endormir pendant peut être un quart d'heure mérite qu'on lui passe une corde autour du cou ! 


Ainsi, on propose à tous ces délinquants une place d'office dans un appartement de charme, souvent en bordure de, voire en centre ville, dans des conditions de cohabitation bon enfant probablement apte à rappeler ceux qui seront passer par là les plus belles heures de leur vie étudiante, et ce sans charges aucune et avec des baux ( un bail, des baux ) à durée variable, mais parfois définitifs... Et ils trouvent à redire !

Tout ça parce que soi disant, à six dans huit mètres carrés, on se serre un peu et parce que Miguel, grand chauve tatoué, la quarantaine bonhomme et un amour de l'humanité affiché par moult tatouages sur ses avant bras et biceps a pris l'habitude de trop te coller au cul lors du passage dans le spa collectif !
Faut pas charrier quand même !



Et j'aime autant vous dire, *prénom* *nom* ( ouais, tu remplis et comme ça on dirait que c'est à toi que je m'adresse... ça donne un petit côté "Sarkozy au vingt heures" qui me plait pas mal ) qu'au rythme où se font les passages plus ou moins prolongés par la case prison du grand Monopoly cosmique de la vie ( lyrisme... ), du logement social, on va finir par en avoir trop !

Ceci étant posé ( comme le disait Louis XIV après s'être soulagé sur sa cuvette de chiottes en or massif style... ben style Louis XIV... pendant son conseil des ministres ), livrons nous à une étude de cas:

Prenons Kevin ( ce qui a l'avantage de nous faire prendre, du même coup, un beau cliché ).
Il s'appelle Kevin, il a 12 ans, il vit chez ses vieux à la Courneuve,
Il a son CAP délinquant, c'est pas un nul, l'a fait ses preuves ( sur l'air de "Deuxième Génération de Renaud" )

Bon, eh bien si ce charmant garçon en venait à être lassé de la vie en communauté avec ses géniteurs, il lui suffirait de se livrer à quelque petite rapine dans son quartier ( incendier l'estafette de l'épicier maghrébin, vandaliser les locaux de la MJC André Malraux/Jack Lang ou encore de dealer de l'herbe qui fait rire à la sortie du RER ) pour accéder à un logement locatif gratuit dans un centre de détention.

N'est-il pas merveilleux de pouvoir permettre une telle émancipation formatrice à des enfants dès cet âge ? De se retrouver en la compagnie de co-locataires plus vieux et endurcis dont ils apprendront le sens de la vie ?  


Bon, et puis sans déconner, de toute façon, un enfant qui a commis un crime, eh ben je m'excuse, mais sa place, elle est au mitard ! Comme tout le monde ! Pour une fois qu'on les traite sur un pied d"égalité avec les adultes, ils vont pas venir nous chier dans la colle non plus, ces jeunes poussins bariolés de maquillage et de paillettes, engoncés dans des jeans trop serrés, cachant sous leur capuche ou leur mèches des écouteurs en plastique blanc, dernier signe de notre époque de lobotomie uniformisée.

Un exemple: La semaine dernière, ou en début de semaine, je sais plus, deux ou trois jeunes filles ont tété... euh, ont été condamnées à plusieurs années de prison. Ces sauvageonnes à la dangerosité potentielle au moins égale à celle du faucheur d'enfant sur la route à la suite d'un accident ( le cerf ou le gosse, yen a un des deux qui nique pas la suspension ), avaient commis l'ignominie de lâcher une allumette dans la boite aux lettres d'une autre contre laquelle elles avaient quelque grief...
Comme elle l'avaient bien entendu prémédité dans les tréfonds de leur esprit malade, le feu s'est propagé à l'ensemble de l'immeuble, causant la mort de plusieurs occupants.

Allez, au trou ! Pyromanes !
Hein, merde ! C'est quand même normal qu'un acte irréfléchi et typique d'une passagère stupidité adolescente puisse te coûter ton avenir, quoi ! Et puis c'est quand même pas la faute à la vétusté de l'immeuble si le feu d'une boîte au lettre finit par faire cramer toute la cage à lapins quand même !

Il est en outre tellement évident que ces trois dangereuses harpies, laissées en liberté, se précipiteraient dans le premier hall d'immeuble venu pour mettre le feu peut-être cette fois à deux boîtes aux lettres, non ? 

Société de mous du gland, j'te jure !


Et tu m'ôteras pas de l'idée que quand on aura enfin intégré dans le système pénitencier les petits délinquants, les moyens, les grands, les chômeurs, les RMIstes, les immigrés clandestins, les SDF et les militants gauchistes ( les profs, c'est autre chose, ils sont déjà dans leur petite prison à eux ), les rues de Neuilly, d'Orvault et autres Versailles seront quand même plus tranquilles pour qu'on puisse y faire chier nos lévriers en parlant de nos dividendes !


Merci, Rachida...  
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