L'obscure beauté des cortèges sous Rétaline ®

Publié le par Pierrou

Moi, depuis que je fais de la sociologie... 

- "Vous trouvez pas que ça fait vachement égocentré de commencer un article avec deux expressions de la subjectivité dans la même phrase, sale petit mégalomane ? "

Euh... 

- "Recommencez, sale petit Jeanfoutre !"

 Hum... 

C'est une déformation professionnelle connue des sociologues que...

-"Sociologues, laissez moi rire, sale fumiste ! Ca fait de la socio sur une jambe quelques heures par semaine et ça vient déverser sa bile soi-disant érudite d'un ton docte sur le premier blog venu ?"

Bon, ça va, ça va...

Ouais, bref... Le moindre Pékin qui fait un tant soit peu de socio ce sera sûrement aperçu de cette tendance presque maladive qu'il y a à vouloir dégager des interprétation sociétalo-sociales du moindre comportement de groupe observé dans une situation A ou B...

- "Là tu m'intéresses, petit... Poursuivez... "

D'accord, mais fermez-là...

Bon, donc, comme j'ai un peu cette tendance susnommée, voici que cet après-midi, alors que j'effectuais une missions sous couverture pour les services des Renseignements Généraux dans un cortège d'étudiants gauchistes à la solde du grassouillet prélat d'un socialisme de forêt vierge vénézuelienne que je nommerai point ( faut bien remplacer l'URSS ), j'ai pu constater ce fait étrange:

Dans les manifestations de ce cru 2009, ce fut déjà ce que je constatais alors que j'emmagasinais des photos en 8 mégapixels de trombines de syndicalistes aussi grisonnants que grassouillets pour le Ficher Edvige le 29 Janvier, rêgne une ambiance de Cathédrales...

Quelques slogans scandés à droite à gauche, bien évidemment ( on notera encore une fois le sens du contexte des cohortes en keffieh massées sous les drapeaux Sud et CNT scandant du refrain anticapitaliste primaire dans une manifestation sur les statuts de l'enseignement ), certains plutôt drôles, mais il manque quelque chose...

Quelle torpeur !
Où sont-ils passés, les cortèges de manifestants chantant, dansant, plein de joie, d'espoir et d'allégresse presque mystique ?
Où sont elles, ces colonnes de jeunes chevelus qui soudain, se lançaient dans des charges improvisées le long d'une rue plein de bon bourgeois, pour l'adrénaline, le bruit et la déconnade ?

Où sont ils, ces manifestants qui en fin de parcours se ruaient dans les gares pour occuper quelques temps les voies, histoire que les retards de train puissent attirer un peu plus l'attention de médias souvent indifférent sur leur actions ( rien de tel pour attirer l'attention qu'un usager qui gueule... ) ?

Il sont toujours là, j'en ai bien peur. Et la résignation et le désespoir aussi, embusqués telles de monstrueuses créatures derrière les arbres de la forêt des réformes iniques initiées par les pouvoirs publics.
Sans compter les matraques affutées des gardiens de la paix, désormais autorisés à casser du crâne s'il s'agit de défendre la ponctualité des trains de la SNCF ( il faut bien ça pour faire passer la pilule d'une privatisation rampante )..

En Sarkozye, la manifestation est autorisée, seulement elle se fait dans les strictes limites d'une bienséance largement imposée par une autocensure résultant de la répression ambiante. Tu peux crier Robert, mais pas trop fort quand même, hé ! Tu vas déranger ! 


Il fallait voir, il y a deux semaines, le regard abattu des nombreux manifestants défilant sous le ciel gris... 

Et pourtant, nous sommes encore vivant, nous pensons encore...


( ptain, il est nul celui-là... Je le garde quand même m'enfin... ) 
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K
Bon, alors on compte sur toi pour montrer l'exemple et remotiver les troupes... en attendant que Boris revienne nous secouer le cocotier avec ses idées... à la Boris ! ;-)
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P
<br /> Tu parles, déjà que je sèche les AG... :D<br /> <br /> Quant à Boris, ah... Boris ! S'il était là, les choses seraient bien différentes hélas...  <br /> <br /> <br />