"C'est mes couilles, Mickey - C'est ma queue, Donald..."
Charmante astuce, non ?
Alors, ce charmant extrait d'une blague de mon enfance ( racontée par mon propre père, rendez vous compte, ma bonne dame, et après on s'étonne que la jeunesse périclite ( au Ritz... comprend qui peut ) etc etc... ) va servir de préambule au petit article d'aujourd'hui.
Alors d'abord, si j'étais un blogger boutonneux légèrement geek de base, je commencerais par faire mon mea culpa, et vous expliquer pourquoi je n'ai pas mis d'article sur ce coin de table du ouèbe depuis plus de ( attends, je regarde.... ) 28 jours, dis donc !
Mais non... parce que ça, à la limite, on s'en fout... Disons que j'avais la flemme ou plein de choses achement passionnantes à faire, voilà.... zêtes contents ?
Aujourd'hui donc, mes petits amis, attachez vos bavoirs autour du cou et affûtez les couverts, nous allons parler gastronomie.
Et quelle gastronomie ! Pas cette cuisine aux aspirations petites-bourgeoises-boboesques dont on nous ressert les fumeux soi disant savoureux dans de sinistres gargottes de triste mémoire fleurant bon le linge propre, le costume hotellerie bien repassé, la rollex ( ou Patek, parait que c'est plus discret, si vous êtes pas d'accord, écrivez à l'Elysée ) rutilante du client sortant de sa Mercedes/Velsatis/Audi bien garée sur un parking à graviers et fleurs chatoyantes.
Non, point de tout cela, point de magret de canard sur son lit de fond de veau relevé au....
Nan nan nan...
Parlons de choses plus simples, parlons MacDonald's ( prononcer: "Maicdonaildz" comme un vrai ricain, sinon pas drôle ).
C'est rigolo, McDo...
En fait, c'est surtout vu de l'autre côté de la barrière ( je me comprends ) que c'est marrant...
Parce que quand tu y viens à 18h30, affamé, pour t'enfiler un MaxiBestOfBigMacChickenDeluxeRoyal qu'on te sert en moins de 3 minutes et que tu t'enfiles en à peine le double ( au lieu de passer deux heures à végéter dans un des boui-bouis décrits plus haut comme un sale assisté que tu es ) et qui ne calmera ta faim que pour même pas dix fois le temps que tu as mis à le becqueter, tu ne sais pas, petit scarabé gonflé d'ignorance et de naïveté, ce qui se passe derrière....
Ignorance is blissed, comme disait l'autre ( à savoir Zack de la Rocha dans "Settle for Nothing" de Rage Against the Machine, ou un mec dans Matrix ).
Tu prends par exemple, le super méga sandouiche en édition limitée ( ça fallait quand même y penser ! ) du mois chez ce cher vieux Ronald, le "M"...
Comme ça, ça a l'air super glop, parce que ya un gros steack, de la tomate et du pain qui a l'air vrai, tout ça, et à en juger par le nombre de ces saloperies que je confectionne en une heure, ya beaucoup de pékins qui pensent pareil...
Bon, maintenant, si je vous dis, petits coquins, que pour faire ce truc là il faut:
1) faire cuire un steack dont une des faces a été au préalable enduite de "graisse végétale" ( cherchez pas, on vous en dira pas plus... j'ai essayé pourtant, j'ai intrigué, j'ai corrompu, j'ai graissé - c'est le cas de le dire - des pattes, mais on ne m'a jamais rien dit de plus... "graisse végétale"... Mais on m'a dit: "ouais mais c'est végétal, c'est sain )... Charmant produit donc, dont il s'agit ensuite d'enduire une des faces du pain avant d'ajouter la salade, la tomate et le frometon ( frais, eux, quand même ), puis le steack dégouliant de gras...
[Nous informons l'aimable auditoire qu'il est prié de vider les seaux pleins de vomi à la sortie de la salle, pour raisons de sécurité, merci.]
Et moi, chaque fois que je file un truc comme ça au comptoir, et que je vois, de l'autre côté, le regard plein d'excitation de l'adolescent boutonneux plein d'un appétit convenant à son âge et d'une envie presque sensuelle de ce bon sandouiche dans sa boîte en carton, ben excusez moi de le dire, car c'est vil, mais je me marre.
De même, qui imaginerait que, au sous sol de chacun des restaurants Maicdonaildzz du monde entier se cache au sous sol une créature sortie des tréfonds de l'enfer, une chimère inénarrable, un rejeton du malin... ?
Ouais, un broyeur/compacteur à ordures, ouais...
Ca va, si on peut même plus essayer d'être lyrique un peu....
Nan parce que moi je voudrais vous y voir moi, à trimballer une benne pleine de sacs contenant, en vrac, des boites de burgers, des verres de coca encore à moitié pleins, des sudae fondus, du kaitchupe, des mouchoirs souillés d'on ne sait quoi et des cornichons ( surtout des cornichons ) jusqu'à un recoin du sous sol au fond duquel le "rhinocéros" vous attend, fier, grand, beau, majestueux, et ce afin de lui faire ingurgiter l'ensemble des sacs susnommés ( dont la plupart ont quelques trous laissant évidemment échapper diverses formes de liquides nauséabonds, lesquels viennent souiller votre bel uniforme de la Compagnie ) sachant que, comme tout vieillard, il lui manque quelques dents et est sujets à des régurgitations intempestives...
Alors quand je vous disait que, hein ?
Surtout qu'il faut pousser avec un bâton des fois, alors si un employé au cheveux longs a pas des airs de Gandalf face à un Troll des Cavernes, moi je dis que la poésie a définitivement déserté le monde ( ou en tous cas, les sous sol du Macdo ).
( Et encore je vous parle pas de la cellule du fond et de ses douze serrures dont on ne sort le Clown que le mercredi midi pour lui retirer les godemiché le maintenant calmes ( trois en tout ) lui mettre son pyjama et l'amener aux gamins... ce serait indécent... )
Remarquez, des fois, la cuisine du Maicdonaildz est aussi une formidable fenêtre ouverte sur certains aspects de la connerie humaine ( oui encore... je sais, c'est un peu cliché pédant de parler de connerie humaine, mais là... )
Du genre ce cri montant du comptoir: "Alors il me faudrait un Mac sans viande et sans fromage s'teu plait ! "
Alors ceci m'amène d'ailleurs, vite fait, brièvement, à l'arrache, à une petite digression... Car voyez vous, cet appel, dans mon esprit de geek ( et dans les vôtres ) pourrait résonner de façon étrange.. Non, ce n'est pas mon obsession informatico-fruitière pour les ordinateurs à la Pomme qui ressurgit, non... C'est juste que le taylorisme de rigueur chez Ronald, mis en place dans un souci de rationnalisation de la production extrême ( n'est ce pas ? ), impose, en plus d'une quantité impressionnante de timers qui fait qu'on a des fois l'impression de se retrouver dans un service de réa cardiaque, tant il est vrai que le tout émet autant de bips qu'une chanson d'Eminem censurée sur une radio américaine...
Attends, je me perds un peu dans la phrase là...
Oui donc, ce taylorisme impose en plus des timers tout un langage spécifique, fait de formules types et d'appellations franco-américaine étranges... Plus efficaces, peut être, mais qui donnent un air caserne et surfait à l'ensemble.
Par exemple, chez Macdo, chers petits amis, on ne dit pas: " tu fais la fermeture ?" on dit: "tu closes ?"
Ainsi, on ne dit pas BigMac, mais juste, Mac...
Vous voyez, c'est pas ma faute pour une fois !
Alors je reviens au "cri montant du comptoir" plus haut: un Mac sans viande et sans fromage s'teu plait ! "
Ca étonne, quand même... Parce que bon, aller au Macdo pour payer 4 euros trois tranches de pain avec de la sauce, des oignons, un cornichon et de la salade, ça fait un peu cher le repas végétarien, là...
Et remarquez donc que, quand bien même la plus casse burnes des végatalo-végétariennes demanderait un BigMac avec juste le pain, elle le paierait quatre euros, hein.... Pour du pain que c'est même pas du Harry's, ni du Jacquet....
Tristesse d'un monde de gras, de frite et de rationnalisation des tâches où l'on ne sait plus qui est le plus con de la firme ou du client...
Sinon ce week end, j'ai replanté des choux ( en Sarthe, oui oui... ), ça c'est la vraie vie, bordel !
( le pire, c'est que je rigole presque pas, là... )
Alors, ce charmant extrait d'une blague de mon enfance ( racontée par mon propre père, rendez vous compte, ma bonne dame, et après on s'étonne que la jeunesse périclite ( au Ritz... comprend qui peut ) etc etc... ) va servir de préambule au petit article d'aujourd'hui.
Alors d'abord, si j'étais un blogger boutonneux légèrement geek de base, je commencerais par faire mon mea culpa, et vous expliquer pourquoi je n'ai pas mis d'article sur ce coin de table du ouèbe depuis plus de ( attends, je regarde.... ) 28 jours, dis donc !
Mais non... parce que ça, à la limite, on s'en fout... Disons que j'avais la flemme ou plein de choses achement passionnantes à faire, voilà.... zêtes contents ?
Aujourd'hui donc, mes petits amis, attachez vos bavoirs autour du cou et affûtez les couverts, nous allons parler gastronomie.
Et quelle gastronomie ! Pas cette cuisine aux aspirations petites-bourgeoises-boboesques dont on nous ressert les fumeux soi disant savoureux dans de sinistres gargottes de triste mémoire fleurant bon le linge propre, le costume hotellerie bien repassé, la rollex ( ou Patek, parait que c'est plus discret, si vous êtes pas d'accord, écrivez à l'Elysée ) rutilante du client sortant de sa Mercedes/Velsatis/Audi bien garée sur un parking à graviers et fleurs chatoyantes.
Non, point de tout cela, point de magret de canard sur son lit de fond de veau relevé au....
Nan nan nan...
Parlons de choses plus simples, parlons MacDonald's ( prononcer: "Maicdonaildz" comme un vrai ricain, sinon pas drôle ).
C'est rigolo, McDo...
En fait, c'est surtout vu de l'autre côté de la barrière ( je me comprends ) que c'est marrant...
Parce que quand tu y viens à 18h30, affamé, pour t'enfiler un MaxiBestOfBigMacChickenDeluxeRoyal qu'on te sert en moins de 3 minutes et que tu t'enfiles en à peine le double ( au lieu de passer deux heures à végéter dans un des boui-bouis décrits plus haut comme un sale assisté que tu es ) et qui ne calmera ta faim que pour même pas dix fois le temps que tu as mis à le becqueter, tu ne sais pas, petit scarabé gonflé d'ignorance et de naïveté, ce qui se passe derrière....
Ignorance is blissed, comme disait l'autre ( à savoir Zack de la Rocha dans "Settle for Nothing" de Rage Against the Machine, ou un mec dans Matrix ).
Tu prends par exemple, le super méga sandouiche en édition limitée ( ça fallait quand même y penser ! ) du mois chez ce cher vieux Ronald, le "M"...
Comme ça, ça a l'air super glop, parce que ya un gros steack, de la tomate et du pain qui a l'air vrai, tout ça, et à en juger par le nombre de ces saloperies que je confectionne en une heure, ya beaucoup de pékins qui pensent pareil...
Bon, maintenant, si je vous dis, petits coquins, que pour faire ce truc là il faut:
1) faire cuire un steack dont une des faces a été au préalable enduite de "graisse végétale" ( cherchez pas, on vous en dira pas plus... j'ai essayé pourtant, j'ai intrigué, j'ai corrompu, j'ai graissé - c'est le cas de le dire - des pattes, mais on ne m'a jamais rien dit de plus... "graisse végétale"... Mais on m'a dit: "ouais mais c'est végétal, c'est sain )... Charmant produit donc, dont il s'agit ensuite d'enduire une des faces du pain avant d'ajouter la salade, la tomate et le frometon ( frais, eux, quand même ), puis le steack dégouliant de gras...
[Nous informons l'aimable auditoire qu'il est prié de vider les seaux pleins de vomi à la sortie de la salle, pour raisons de sécurité, merci.]
Et moi, chaque fois que je file un truc comme ça au comptoir, et que je vois, de l'autre côté, le regard plein d'excitation de l'adolescent boutonneux plein d'un appétit convenant à son âge et d'une envie presque sensuelle de ce bon sandouiche dans sa boîte en carton, ben excusez moi de le dire, car c'est vil, mais je me marre.
De même, qui imaginerait que, au sous sol de chacun des restaurants Maicdonaildzz du monde entier se cache au sous sol une créature sortie des tréfonds de l'enfer, une chimère inénarrable, un rejeton du malin... ?
Ouais, un broyeur/compacteur à ordures, ouais...
Ca va, si on peut même plus essayer d'être lyrique un peu....
Nan parce que moi je voudrais vous y voir moi, à trimballer une benne pleine de sacs contenant, en vrac, des boites de burgers, des verres de coca encore à moitié pleins, des sudae fondus, du kaitchupe, des mouchoirs souillés d'on ne sait quoi et des cornichons ( surtout des cornichons ) jusqu'à un recoin du sous sol au fond duquel le "rhinocéros" vous attend, fier, grand, beau, majestueux, et ce afin de lui faire ingurgiter l'ensemble des sacs susnommés ( dont la plupart ont quelques trous laissant évidemment échapper diverses formes de liquides nauséabonds, lesquels viennent souiller votre bel uniforme de la Compagnie ) sachant que, comme tout vieillard, il lui manque quelques dents et est sujets à des régurgitations intempestives...
Alors quand je vous disait que, hein ?
Surtout qu'il faut pousser avec un bâton des fois, alors si un employé au cheveux longs a pas des airs de Gandalf face à un Troll des Cavernes, moi je dis que la poésie a définitivement déserté le monde ( ou en tous cas, les sous sol du Macdo ).
( Et encore je vous parle pas de la cellule du fond et de ses douze serrures dont on ne sort le Clown que le mercredi midi pour lui retirer les godemiché le maintenant calmes ( trois en tout ) lui mettre son pyjama et l'amener aux gamins... ce serait indécent... )
Remarquez, des fois, la cuisine du Maicdonaildz est aussi une formidable fenêtre ouverte sur certains aspects de la connerie humaine ( oui encore... je sais, c'est un peu cliché pédant de parler de connerie humaine, mais là... )
Du genre ce cri montant du comptoir: "Alors il me faudrait un Mac sans viande et sans fromage s'teu plait ! "
Alors ceci m'amène d'ailleurs, vite fait, brièvement, à l'arrache, à une petite digression... Car voyez vous, cet appel, dans mon esprit de geek ( et dans les vôtres ) pourrait résonner de façon étrange.. Non, ce n'est pas mon obsession informatico-fruitière pour les ordinateurs à la Pomme qui ressurgit, non... C'est juste que le taylorisme de rigueur chez Ronald, mis en place dans un souci de rationnalisation de la production extrême ( n'est ce pas ? ), impose, en plus d'une quantité impressionnante de timers qui fait qu'on a des fois l'impression de se retrouver dans un service de réa cardiaque, tant il est vrai que le tout émet autant de bips qu'une chanson d'Eminem censurée sur une radio américaine...
Attends, je me perds un peu dans la phrase là...
Oui donc, ce taylorisme impose en plus des timers tout un langage spécifique, fait de formules types et d'appellations franco-américaine étranges... Plus efficaces, peut être, mais qui donnent un air caserne et surfait à l'ensemble.
Par exemple, chez Macdo, chers petits amis, on ne dit pas: " tu fais la fermeture ?" on dit: "tu closes ?"
Ainsi, on ne dit pas BigMac, mais juste, Mac...
Vous voyez, c'est pas ma faute pour une fois !
Alors je reviens au "cri montant du comptoir" plus haut: un Mac sans viande et sans fromage s'teu plait ! "
Ca étonne, quand même... Parce que bon, aller au Macdo pour payer 4 euros trois tranches de pain avec de la sauce, des oignons, un cornichon et de la salade, ça fait un peu cher le repas végétarien, là...
Et remarquez donc que, quand bien même la plus casse burnes des végatalo-végétariennes demanderait un BigMac avec juste le pain, elle le paierait quatre euros, hein.... Pour du pain que c'est même pas du Harry's, ni du Jacquet....
Tristesse d'un monde de gras, de frite et de rationnalisation des tâches où l'on ne sait plus qui est le plus con de la firme ou du client...
Sinon ce week end, j'ai replanté des choux ( en Sarthe, oui oui... ), ça c'est la vraie vie, bordel !
( le pire, c'est que je rigole presque pas, là... )
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