Et le porc niquait... euh nichait...
Moui... ce soir, chers petits amis, je vais vous entretenir de Pornichet, charmante petite bourgade touristico-balnéaire de la presqu'île gay-randaise.
Alors je vous plante 1° la situation 2° le décor:
I. Situation, donc ( qu'on vienne pas me dire que mes billets sont désordonnés et brouillons après... )
Profitant donc du fait que je vis dans un pays de feignasses d'assistés de gauche végétant dans une béatitude larvaire post soixante-huitarde, je me retrouvai, comme l'ensemble de mes compatriotes ( oui, je dis ça dans le cas fort peu probable où je serai lu par des gens ne vivant pas en Sarkozie... les pauvres ), disposant d'un wouikande esstrèmement prolongé... Lequel aurait du être employé à... à quoi déjà, nanard ? Ouais, les examens, c'est ça. Oui parce que comme je l'ai dit précédemment la semaine dernière, à la faculté où je suis, on aime à enfermer les étudiants dans les salles de cours ou les amphis deux fois dans l'année pour leur filer des trucs à écrire...
Hein ?
Ca se fait partout ?
Non, arrêtez de déconner c'est..
Ah sérieux ?
Bon... ben admettons... tu m'oteras pas de l'idée que c'est bizarre comme système, m'enfin...
Alors oui, donc, comme je suis, au fond, bassement vil, soumis et scolaire, comme garçon, ben j'ai quand même passé un peu de temps assis à mon bureau à bûcher sur quelque dossier philosophico-ontologico-germanique, histoire de passer le temps et d'avoir mon année. Ceci dit, aujourd'hui vers 16 heures, pris de lassitude, de maux de tête et de transpiration ( ainsi que d'une furieuse envie de pisser, soit dit en passant ), je décidai d'utiliser ce sésame merveilleux qu'est le permis de conduire ( lequel, j'en conviens, n'est rien sans l'ajout éventuel d'un quelquonque véhicule motorisé, je suis d'accord... mais tout de suite, si vous voulez nous ramener à des préoccupations bassement terre à terre telles que le coût du litre de sans plomb 95 aussi... ).
Bref, je passai chez un ami habitant sur la route, et, en un mot comme en cent, nous nous mîmes en route promptement ( et en Ibiza ).
II. Le décor ( tu pensais que j'avais oublié, hein, coquin ? )
Donc... Pornichet est un petit bourg nichet... euh niché au bout de la crique/baie/truc de la Baule. En fait, cela s'étend sur quelques kilomètres de littoral ( un ou deux ) dans le prolongement de la ville susmentionnée, avec laquelle elle partage un même côté chic, mais un peu plus vintage années 30/50 ( oui pas années 40, en ce temps là, les vacances à la mer bon... pas top quoi. Enfin si, à la limite, je pense que les soldats allemands en garnison dans le coin, ça devait pas mal leur plaire, remarque.. Pour beaucoup de leurs générations, la Blitzkrieg fut l'occasion d'une sympathique excursion à travers vallées et bocages de notre beau pays, quel bel exemple de collaboration culturelle ! ), un petit remblai sympa, avec des maisons belle époque et des immeubles ( mais pas trop haut, ni tape à l'oeil ).
En fait, la Baule est bling bling, Pornichet est plus gauche caviar, si on veut... ( ça, c'est de l'analyse politique de haut niveau, dites voir les aminches ! )
ici commence un III, non annoncé j'en conviens...
Bref... après une petit heure ou deux passées à étaler nos carcasses blanchâtre et avachies d'individus larvaires abrutis par l'hiver et de trop longues heures passées sur l'écran noir de nos nuits blanches ( plaf ! ), il fut l'heure d'aller grailler... car la poésie ça va bien cinq minutes, mais bon... question calories ça vaut bien une pousse de soja pas mûre...
Arrivés dans le bourg, nous nous heurtons à une foule compacte agglutinée devant un bâtiment d'un côté du trottoir. Moult estivants prématurés ( ce par quoi j'entends qu'en mai, c'est un peu tôt... n'imaginez pas un tas de foetus atrophiés se baladant dans la rue sans surveillance... quoique remarque... ) bavardaient en effet gaiement en sirotant des boissons, un paquet de gâteaux apéro à la main devant un estaminet dont l'écriteau portait la mention suivante:
"LE BIDULE"
( j'aime bien le titre au milieu, comme ça... ça fait un peu série ricaine avec le pré générique... )
Je passe ici sur le bref détail de l'ami de l'ami rencontré qui nous invite sur un ton fort jovial à y entrer avec lui boire un coup, et je passe tout de suite aux réjouissances.
Imagine donc, cher ami lecteur, un troque bondé comme la choupinette de Paris Hilton un soir de réveillon, au décor aussi spartiate qu'une arrière salle de bistrot ouvrier nantais ( là dessus, je pourrai vous entretenir des quelques bistrots où l'on joue à la boule nantaise par chez nous... mais bon là ce serait trop long ), c'est à dire du mur en lambris post guerre d'Algérie ( et encore ), quelques coupes sportives alignées derrière une vitre, et des bouteilles, beaucoup de bouteilles; Au plafond, des ventilateurs vintage tournant à fond, ventilateurs brassant de l'air chaud, d'ailleurs, donnant l'impression assez désagréable de passer derrière ( ou plutôt en dessous ) d'un réacteur d'A380 en plein cycle de refroidissement. Le sol, je sais pas, on le voit pas. En fait, il m'a semblé constitué de tongs... de beaucoup de tongs...
Oui, parce que quand je vous disais que c'était bondé... Le paradis du futur ingénieur informaticien désireux d'effleurer et d'être effleuré par les corps alanguis et dénudés de jeunes créatures sentant bon l'été et la douceur de la jeunesse ( donc ça c'était l'image érotique du jour.. désolé pour les moins de 16 ans ). D'ailleurs, le pékin comme moi qui se rend dans ce lieu de perdition habillé d'une chemise blanche ( très jolie d'ailleurs... en lin des vosges ) a une durée de vie face au vin rouge environ égale à celle du pichet de vin en question devant Jean-Louis Borloo ou Gérard Schivardi...
Bref, évitant tant bien que mal les giclées intempestives, on arrive parfois à se hisser jusqu'au bar, derrière lequel un homme au physique certes peu avenant, mais fort civil, distribue à la chaînes des grandes lampées de blanc dans du duralex...
On se reprend, au fond, j'ai pas dit durex.
Oui, le Duralex... le verre de notre enfance, à la contenance si réduite qu'il semble tout à sa place dans les cafés en milieu rural... Vous savez, celui qu'on le retournait pour connaître son âge... ignorants que nous étions alors de la notion pourtant simple de numéro de fabrication... la fin du désanchentement étant marquée irrémédiablement, aux alentours de la quatrième ( voire cinquième ) par l'exclamation rauque de la voix en pleine mue du grand duduche:
"Hééé les mecs, j'ai 69... 69 hé, hé ! ark ark ark !"
Désespoir...
Ainsi se retrouve t'on donc avec un chtiot duralex de notre enfance rempli à ras bord de pinard, et là commence le jeu de la soirée, à côté duquel Koh Lanta, Survivor, Lost ou même les bonus stages les plus tordus d'un bon vieux mario ressemblent à de la chiure pour bisounours : il s'agit donc de se faufiler à travers une arrière cour aussi pleine que... que... ben que Boris Elstine un soir de neuf mai ( commémoration de la victoire de la grande guerre patriotique chez les Russes ndlr )
et le tout sans renverser son godet... Pas de la tarte.
Je passe, encore une fois, sur les camarades dockers rencontrés, les gouttes de rouge sur mes orteils ou les verres de blanc bus à l'oeil, pour aborder l'aspect doctement problématique de la question... Parce que je voudrais pas vous bourrer le mou comme ça pour rien, quand même...
Oui, parce que figurez vous que ce bar minimaliste ( deux boissons à la carte, ouvert de 18 à 21, faut amener tes chips, décor inexistant, arrière cour ressemblant à un coron... non, j'ai pas dit un Goron, bordel ! ) est LE café à la mode de la Presqu'île guérandaise cette année...
Alors comment doit-on le voir :
Dernière lubie vaguement prolétariste d'une gauche caviar attardée ?
Symbole d'une société à la recher désespérée de lien social ?
Nostalgie des fêtes de quartier à l'ancienne ? ( celles ou Marcel le boute en train rougeaud tenait séance auprès de la tonelle de gros rouge et où nanard s'occupait de la sono )
Simple arnaque surfant sur les trois à la fois ?
J'avoue mon ignorance.. quand je suis sorti, j'avais mal à la tête...
Et puis j'avais la dalle...
*************************************************************************************************************************
Tiens alors ici, j'insère un joli semblant de making of...
Ouais, je suis concept, ta gueule...
En effet, tu ne le sais pas, cher lecteur, mais entre " ...les pauvres )" et " , disposant d'un wouikande..." j'ai subi un joli plantage de wouinne-dose Vista, interrompant mon travail d'écriture hautement cathartique pendant quelques minutes....
Pis ça me fait une occasion de me plaindre de Windows, alors tu peux croire que j'allais pas la laisser passer.
Voilà.. un making of court, précis, avec une anecdote croustillante, un message engagé et pas de flagornerie générale du genre: "yeah, he's a great director to work with" ou "he's a wonderful actor to direct..."
Ca change.
Alors je vous plante 1° la situation 2° le décor:
I. Situation, donc ( qu'on vienne pas me dire que mes billets sont désordonnés et brouillons après... )
Profitant donc du fait que je vis dans un pays de feignasses d'assistés de gauche végétant dans une béatitude larvaire post soixante-huitarde, je me retrouvai, comme l'ensemble de mes compatriotes ( oui, je dis ça dans le cas fort peu probable où je serai lu par des gens ne vivant pas en Sarkozie... les pauvres ), disposant d'un wouikande esstrèmement prolongé... Lequel aurait du être employé à... à quoi déjà, nanard ? Ouais, les examens, c'est ça. Oui parce que comme je l'ai dit précédemment la semaine dernière, à la faculté où je suis, on aime à enfermer les étudiants dans les salles de cours ou les amphis deux fois dans l'année pour leur filer des trucs à écrire...
Hein ?
Ca se fait partout ?
Non, arrêtez de déconner c'est..
Ah sérieux ?
Bon... ben admettons... tu m'oteras pas de l'idée que c'est bizarre comme système, m'enfin...
Alors oui, donc, comme je suis, au fond, bassement vil, soumis et scolaire, comme garçon, ben j'ai quand même passé un peu de temps assis à mon bureau à bûcher sur quelque dossier philosophico-ontologico-germanique, histoire de passer le temps et d'avoir mon année. Ceci dit, aujourd'hui vers 16 heures, pris de lassitude, de maux de tête et de transpiration ( ainsi que d'une furieuse envie de pisser, soit dit en passant ), je décidai d'utiliser ce sésame merveilleux qu'est le permis de conduire ( lequel, j'en conviens, n'est rien sans l'ajout éventuel d'un quelquonque véhicule motorisé, je suis d'accord... mais tout de suite, si vous voulez nous ramener à des préoccupations bassement terre à terre telles que le coût du litre de sans plomb 95 aussi... ).
Bref, je passai chez un ami habitant sur la route, et, en un mot comme en cent, nous nous mîmes en route promptement ( et en Ibiza ).
II. Le décor ( tu pensais que j'avais oublié, hein, coquin ? )
Donc... Pornichet est un petit bourg nichet... euh niché au bout de la crique/baie/truc de la Baule. En fait, cela s'étend sur quelques kilomètres de littoral ( un ou deux ) dans le prolongement de la ville susmentionnée, avec laquelle elle partage un même côté chic, mais un peu plus vintage années 30/50 ( oui pas années 40, en ce temps là, les vacances à la mer bon... pas top quoi. Enfin si, à la limite, je pense que les soldats allemands en garnison dans le coin, ça devait pas mal leur plaire, remarque.. Pour beaucoup de leurs générations, la Blitzkrieg fut l'occasion d'une sympathique excursion à travers vallées et bocages de notre beau pays, quel bel exemple de collaboration culturelle ! ), un petit remblai sympa, avec des maisons belle époque et des immeubles ( mais pas trop haut, ni tape à l'oeil ).
En fait, la Baule est bling bling, Pornichet est plus gauche caviar, si on veut... ( ça, c'est de l'analyse politique de haut niveau, dites voir les aminches ! )
ici commence un III, non annoncé j'en conviens...
Bref... après une petit heure ou deux passées à étaler nos carcasses blanchâtre et avachies d'individus larvaires abrutis par l'hiver et de trop longues heures passées sur l'écran noir de nos nuits blanches ( plaf ! ), il fut l'heure d'aller grailler... car la poésie ça va bien cinq minutes, mais bon... question calories ça vaut bien une pousse de soja pas mûre...
Arrivés dans le bourg, nous nous heurtons à une foule compacte agglutinée devant un bâtiment d'un côté du trottoir. Moult estivants prématurés ( ce par quoi j'entends qu'en mai, c'est un peu tôt... n'imaginez pas un tas de foetus atrophiés se baladant dans la rue sans surveillance... quoique remarque... ) bavardaient en effet gaiement en sirotant des boissons, un paquet de gâteaux apéro à la main devant un estaminet dont l'écriteau portait la mention suivante:
"LE BIDULE"
( j'aime bien le titre au milieu, comme ça... ça fait un peu série ricaine avec le pré générique... )
Je passe ici sur le bref détail de l'ami de l'ami rencontré qui nous invite sur un ton fort jovial à y entrer avec lui boire un coup, et je passe tout de suite aux réjouissances.
Imagine donc, cher ami lecteur, un troque bondé comme la choupinette de Paris Hilton un soir de réveillon, au décor aussi spartiate qu'une arrière salle de bistrot ouvrier nantais ( là dessus, je pourrai vous entretenir des quelques bistrots où l'on joue à la boule nantaise par chez nous... mais bon là ce serait trop long ), c'est à dire du mur en lambris post guerre d'Algérie ( et encore ), quelques coupes sportives alignées derrière une vitre, et des bouteilles, beaucoup de bouteilles; Au plafond, des ventilateurs vintage tournant à fond, ventilateurs brassant de l'air chaud, d'ailleurs, donnant l'impression assez désagréable de passer derrière ( ou plutôt en dessous ) d'un réacteur d'A380 en plein cycle de refroidissement. Le sol, je sais pas, on le voit pas. En fait, il m'a semblé constitué de tongs... de beaucoup de tongs...
Oui, parce que quand je vous disais que c'était bondé... Le paradis du futur ingénieur informaticien désireux d'effleurer et d'être effleuré par les corps alanguis et dénudés de jeunes créatures sentant bon l'été et la douceur de la jeunesse ( donc ça c'était l'image érotique du jour.. désolé pour les moins de 16 ans ). D'ailleurs, le pékin comme moi qui se rend dans ce lieu de perdition habillé d'une chemise blanche ( très jolie d'ailleurs... en lin des vosges ) a une durée de vie face au vin rouge environ égale à celle du pichet de vin en question devant Jean-Louis Borloo ou Gérard Schivardi...
Bref, évitant tant bien que mal les giclées intempestives, on arrive parfois à se hisser jusqu'au bar, derrière lequel un homme au physique certes peu avenant, mais fort civil, distribue à la chaînes des grandes lampées de blanc dans du duralex...
On se reprend, au fond, j'ai pas dit durex.
Oui, le Duralex... le verre de notre enfance, à la contenance si réduite qu'il semble tout à sa place dans les cafés en milieu rural... Vous savez, celui qu'on le retournait pour connaître son âge... ignorants que nous étions alors de la notion pourtant simple de numéro de fabrication... la fin du désanchentement étant marquée irrémédiablement, aux alentours de la quatrième ( voire cinquième ) par l'exclamation rauque de la voix en pleine mue du grand duduche:
"Hééé les mecs, j'ai 69... 69 hé, hé ! ark ark ark !"
Désespoir...
Ainsi se retrouve t'on donc avec un chtiot duralex de notre enfance rempli à ras bord de pinard, et là commence le jeu de la soirée, à côté duquel Koh Lanta, Survivor, Lost ou même les bonus stages les plus tordus d'un bon vieux mario ressemblent à de la chiure pour bisounours : il s'agit donc de se faufiler à travers une arrière cour aussi pleine que... que... ben que Boris Elstine un soir de neuf mai ( commémoration de la victoire de la grande guerre patriotique chez les Russes ndlr )
et le tout sans renverser son godet... Pas de la tarte.
Je passe, encore une fois, sur les camarades dockers rencontrés, les gouttes de rouge sur mes orteils ou les verres de blanc bus à l'oeil, pour aborder l'aspect doctement problématique de la question... Parce que je voudrais pas vous bourrer le mou comme ça pour rien, quand même...
Oui, parce que figurez vous que ce bar minimaliste ( deux boissons à la carte, ouvert de 18 à 21, faut amener tes chips, décor inexistant, arrière cour ressemblant à un coron... non, j'ai pas dit un Goron, bordel ! ) est LE café à la mode de la Presqu'île guérandaise cette année...
Alors comment doit-on le voir :
Dernière lubie vaguement prolétariste d'une gauche caviar attardée ?
Symbole d'une société à la recher désespérée de lien social ?
Nostalgie des fêtes de quartier à l'ancienne ? ( celles ou Marcel le boute en train rougeaud tenait séance auprès de la tonelle de gros rouge et où nanard s'occupait de la sono )
Simple arnaque surfant sur les trois à la fois ?
J'avoue mon ignorance.. quand je suis sorti, j'avais mal à la tête...
Et puis j'avais la dalle...
*************************************************************************************************************************
Tiens alors ici, j'insère un joli semblant de making of...
Ouais, je suis concept, ta gueule...
En effet, tu ne le sais pas, cher lecteur, mais entre " ...les pauvres )" et " , disposant d'un wouikande..." j'ai subi un joli plantage de wouinne-dose Vista, interrompant mon travail d'écriture hautement cathartique pendant quelques minutes....
Pis ça me fait une occasion de me plaindre de Windows, alors tu peux croire que j'allais pas la laisser passer.
Voilà.. un making of court, précis, avec une anecdote croustillante, un message engagé et pas de flagornerie générale du genre: "yeah, he's a great director to work with" ou "he's a wonderful actor to direct..."
Ca change.
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