Mardi 22 septembre 2009
Ohé les aminches !

"Long time, no see," comme ont dit dans les contrées du ponant où que les présidents encostardés s'extasient sur des patates en forme de coeur dans les talk-shows du soir, mais après tout que voulez-vous, chacun a le droit à ses petites vacances-n'est-il-pas. 

Ainsi parlons peu, parlons bien... Je suis outré, choqué, je tremble une fois encore en moi-même...

Je viens de regarder le 20 heures de France 2, cette grand messe cathodique de la coupable complaisance envers le pouvoir avec un grand pet  d'une télévision publique sous muselière dont la liberté de ton ferait sourire la plus étriquée spikeurine à la retraite de feu l'ORTF... Et je vous le dis, c'est du plagiat !
Et inutile de préciser  que je n'aime pas les voleurs et les fils de pute, comme disait l'autre*

Parce que bon... L'autre soir, sacrifiant à cette pulsion consumériste bien honteuse qui pousse de façon irrépressible la jeunesse même pas dorée de France et de Navarre (rien à voir avec un célèbre commissaire Paoliniesque) à aller s'encanailler dans des endroits divers et variés pour oublier l'espace d'un instant ses rattrapages, les parents-que-c'est-des-cons, les bourses qui n'arrivent pas, le chômage ou encore le coup de fil-insistant-de-la-greluche-de-la-semaine-dernière-en-boîte-qui-dit-qu'elle-a-du-retard-la-conne (rayez la/les mentions inutile(s), celui qui ne raye rien gagne un Snickers), j'ai donc été au cinéma, et ce afin de zieuter avec tout le confort moderne le dernier demi-kilomètre de pellicule de SF sorti "nos écrans" comme on dit (alors que c'est con, c'est même pas les nôtres... Essayez de pisser sur l'écran du Golmon d'à côté, pour voir...).

Pas mauvais comme film, d'ailleurs. Le début notamment commence très bien. Une fois de plus, les aliens ont débarqué sur terre mais, ô, joie, cette fois-ci, ils ne sont pas venus pour nous maraver la djeule, ni pour nous dire qu'on est des cons, non... Ils ont juste coulé une bielle sur la route du boulot (le secteur de la construction navale n'est pas partout en crise, ouvriers Nazairiens ! J'ai ouï dire que sur Beltelgueuse CX-29 notamment... enfin passons). Et puis tiens, second truc inhabituel, ils n'ont pas décidé de s'arrêter à New-York, ni même aux Etats-Unis (point sur lequel le film lui même insiste avec une délicieuse ironie), mais au-dessus de Johannesburg, ce qui fait que le paysage du film est constamment marqué par la forme léviathanesque de ce gros vaisseau tout moche qui flotte au-dessus des bidonvilles.

Et donc, l'idée du truc, 'voyez, c'est que les humains qu'ils-sont-toujours-un-peu-cons ont parqué les "crevettes" (ben oui, les aliens, c'est moche, c'est comme ça. Comme le disait un internaute que je soupçonne d'être un peu cul-bénit sur le site du Monde hier, c'est bien la preuve qu'on est les créatures parfaites, puisqu'on ne peut imaginer plus beau que nous, ce à quoi je réponds que la beauté, comme l'existence de Dieu, est une question de poing de vue, mais bon) dans un Township bien crade bien glauque, avec une palette de couleur donnant à l'ensemble un petit côté jeu-de-guerilla-urbaine-sur-Playstation-3...

Un malheur n'arrivant jamais seul, en plus d'être parqués, le petit million de crevettes installé-là est régulièrement harcelé par une méchante compagnie (les compagnies multinationales sont, dans le cinéma mondialisé, toujours méchantes... marrant) qui veut s'approprier leur technologie de jolis flingues qui font exploser les méchants – précisons qu'une bouteille de soda et un tube de mentos produiraient le même effet à moindre coût, mais là encore je dis "graisse" – et qui, histoire de leur foutre la pression et de faire taire l'opinion qui gueule, décide de les expulser pour les reloger dans un camp de concentration plus loin.

Ceci donne lieu à ce qui est peut-être la meilleure scène du film, passage de dix minute où la caméra façon documentaire/reportage suit les pas bien proprets d'un Afrikaner au nom imprononçable car d'origine un peu voire vachement batave qui s'acquitte de sa mission avec tout le zèle du Kapo Nazi un matin d'hiver au milieu de la cour du camp de Matthausen. Injustice, bureaucratie aussi tatillonne que d'apparat et brutalité policière au menu, un morceau bien réussi.



Et puis voilà t'y pas qu'au 20 heures tout à l'heure, je me suis rendu compte que les équipes de journaleux de France 2, TF1, LCI, ITélé et consoeurs s'étaient toutes données le mot aujourd'hui pour copier cette scène du film ! 
Je vous jure, on a tout eu, les aliens réfugiés qu'ils-ont-rien-à-foutre-chez-nous-dit-le-bon-peuple, la brutalité, le mépris, la caméra qui bouge, les expulsions tout ça ! Tout repompé je vous dis !

Alors bon évidemment... On est en France, et en France on a pas des masses de caillasses pour faire du grand spectacle. En fait de milices armées et de militaires grave classe, il s'agissait de nos vaillants officiers de police et CRS. A la place de la chaleur étouffante de Soweto, la production a du, faute de crédits probablement, se contenter des alentours de Calais, et comme je suppose que le maquillage et les prothèses latex sont chères, ce sont à des gens pas franchement louches quoique franchement basanés qu'on a confié le rôle des visiteurs-venus-d'alleurs... 

Sinon, tout pareil je te dis, tout pareil !


 
image: ciné-tv.fr image: lemonde.fr


Ah les salauds.... 




















* Si tu ne sais pas qui est l'autre, jeune teckel plein de fougue et d'ignorance, va regarder la "Classe Américaine" sur Ioutioube et reviens quand tu seras calmé. 
Par Pierrou
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Vendredi 31 juillet 2009

Prolétaires de tous les pays, réjouissez vous (sans vous unir, après ça va faire désordre...) ! 

Après des mois de marasme, après des semaines de bourses en berne, de trop longues période de montées du taux de chômage et de baisse du pouvoir d'achat comme de l'énergie sexuelle du citoyen lambda (à qui la baisse susmentionnée ne permettait de toute façon plus de faire l'acquisition de ses capotes habituelles, le poussant hélas à se rabattre vers les gobelets en plastique mal dégrossis proposés chez le buraliste du coin contre une pièpièce d'1 euro ), chantons ensemble, la reprise mondiale (rien que ça) est pour demain !

Et elle arrive en voiture, et de Chine en plus (on aurait pu préférer qu'elle arrive à pied par la chine, mais hélas, les économistes n'ont pas le sens du contrepet... ) !

Car figurez vous que dans l'Empire du Milieu, on ne fait pas que filtrer le net et dézinguer du Ouïghour (fût il aux fruits), non, on achète aussi des voitures, et depuis quelque temps, on en achète un sacré paquet (+48,5% au mois de juin, cette petite précision statistique pour donner un soupçon de sérieux à cet article pour le moins bancal)... 
Ainsi, Hosannah (qui n'est pas un terroriste musulman, tas de larves incultes...) ! Hallelujah ! Noël ! La fin du tunnel approche ! Bientôt, et grâce à la fièvre consumériste zélée de Mr. Zhao (c'est leur Dupont à eux), nos chers industriels de l'automobile vont pouvoir repartir sur les chapeaux de roues ! Réveillez vous, chaînes de montage, revenez à la vie, ouvriers rendus apathique par le chômage technique et les départs volontaires !

Une fois encore, c'est l'automobile, le pétrole et la consommation débridée (quoique dans le cas présent...) qui nous remettrons sur les rails, et ce quoi qu'en disent les pisse-froids et cul de plomb vaguement écolos qui, je suis sûr, ne tarderont pas à pousser les haut-cris, sous prétexte que la-planète-est-déjà-assez-mal-en-point-et-que-quand-les-2-milliards-de-chinois-auront-accès-à-la-voiture-individuelle-il-ne-restera-aux-ours-polaire-et-aux-pingouineaux-d'autre-choix-que-de-se-partager-des-studios-de-20m2-sur-la-banquise...

Qu'ils la ferment, tous ceux qui pensent qu'on aurait du, les occidentaux les premiers, se mettre en quête d'un autre mode de développement où la voiture ne serait pas l'objet roi sous prétexte que maintenant, c'est un peu compliqué de la part de l'occident, même paré de bonnes intentions verdoyantes de réduction des gaz à effet de serre, d'aller dire aux chinetoques que ce serait pas mal s'ils renonçaient au confort qu'on leur agite sous le pif depuis des années !  

Les belles idées, c'est bien beau, mais c'est pas ça qui paie le biftek à la fin du mois, bordel ! Que la croissance revienne, qu'on puisse enfin recommencer à se gaver de produits de consommation, les saloperies d'animaux et la foutue planète, on verra bien après...  

Par Pierrou
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Lundi 22 juin 2009
Chez Iousefoule Idiot, on a le souci de la continuité théorico-déictico-heuristique de nos exposés (en plus que le souci de toujours vous éblouir avec des formules pédantes dont le sens nous échappe parfois tellement qu'on est trop forts), voici donc une petite causerie sur un sujet fleurant bon les parfums d'encens des extrémistes religieux de tout poil (et ici, plutôt de poil de barbe brune puisque c'est une fois encore d'Islam que l'on parlera)... 

Toutefois, attardons nous, avant de tomber à bras raccourcis sur le dos courbé des Ayatollahs, sur la fierté franchouillarde bien de chez nous, sentiment chauvin au délicat goût de camembert qui fait qu'une partie de la classe politique française n'a que fort peu goûté les propos du basketteur-donneur-de-leçons Obama il y a quelques jours à Caen (venir nous faire la morale au pays du Calva' et du Claquos, il y en a qui ne manquent pas de souffle !), lorsque celui-ci a quelque peu brocardé notre laïcité-si-chère en s'insurgeant à mots couverts et sans talonnettes ni estrade contre l'interdiction du port du voile en vigueur par chez nous.

Et tiens, dites voir, c'est marrant, depuis, on ne parle plus que de voile islamique intégral, de Darth Vaders en burqa, de transpiration éhontée et de défense de nos valeurs républicaines contre tous ces sales extrémistes noyautant petit à petit jusqu'aux coins les plus reculés de nos belles campagnes à tel point que bientôt le chant guttural des Muezzin remplacera le cristallin son des cloches, si doux à 9 heures du matin le dimanche...

Ici, une précision (parce que sinon on va encore venir m'emmerder), chez Useful-Idiot, on n'aime pas les extrémistes religieux, quelle que soient leur secte/clocher/crémerie. La vue d'une femme enburqanée (on dit bien enturbannée, non ?) de noir s'empressant de ranger dans le caddie les provisions que lui tend d'une main distraite et méprisante un barbu en tunique blanche qui s'efforce de ne porter son attention ni sur sa femme ni sur la caissière de Carrouf qui, la chienne, arbore un t-shirt laissant deviner sa poitrine et du maquillage, nous laisse franchement sceptiques.

Cela dit, le fait de savoir qu'il existe quelque part dans les replis les plus adipeux de notre société des Protestants-Evangélistes-Pentecôtistes fervents qui marient leurs gamines à peine sexuellement majeures parce qu'elles ont attrapé le ballon (et pas le même que celui qu'on attrape dans les PMU, je vous prie de le croire) ne nous laisse pas non plus rêveurs*, tout comme les geignements misérabilistes d'un Etat d'Israël dont les fondements idéologiques nous semblent un peu nauséabonds, ou encore les articles de quotidiens sénégalais dénonçant la non-condamnation de "pervers sodomites" par la justice locale (comme ça tout le monde est servi).


Ainsi, pas plus tard que la semaine dernière, un des correspondants de notre rédaction dont le courage et l'abnégation dans sa mission au service de... enfin bref, le courage le pousse à aller mouiller le maillot jusque dans les bas-fonds les plus mal éclairés des structures d'action locale en milieu urbain (la "ZUS m'habite" en quelque sorte et si vous me passez l'expression -en plus du sel tant qu'à faire) a assisté récemment à la scène suivante:
Lors du banquet rituel (mais ni casher, ni hallal) auquel celui-ci participait, après avoir vu les adolescents du quartier tourner autour de gâteaux apéritifs apparemment garnis de porc-mais-pas-sûr comme une souris autour d'un piège (notre collaborateur précise ici combien il fut touché par le tiraillement évident observé chez les sujets entre leur envie dévorante de goûter la nourriture et leur rejet systématique et bien fermement implanté par la tradition de tout ce qui porte groin et queue en tire-bouchon), le courageux journaliste a également entendu, dans la bouche d'un adolescent tout juste sorti de ses slips petit-chameau, l'aphorisme suivant:

"Hé, déclare le jeune chien fou à la cantonnade, vous savez pourquoi [ici interjection en arabe] l'Algérie c'est mieux que le Maroc ?"
Négation polie de la part de l'assistance, dont une partie semblait se retenir d'expliquer que leur nature quelque peu européo-centrée les empêchait de voir une différence fondamentale entre deux destinations de vacances-dans-lesquelles-on-était-encore-chez-soi-ya-cinquante-ans-quoi-merde.
"Ben parce que chez les [insulte en arabe] marocains, les sales pédés, ces monstres, ils peuvent se marier quoi !"

Comme il est rassurant de voir que les valeurs si saines qui sous-tendent les discours des plus brillants de nos penseurs politiques (au premier rangs desquels NoeNoeil de Saint-Cloud et Le Vicompte des Herbiers) se trouvent sauvegardées... 







Ceci étant posé et cela étant dit, est-ce bien en interdisant le port (et non pas le porc) du Voile Intégral que l'on va tordre le coup à des formes de pensées encore durement imprégnées de superstitions millénaires ? 

C'est peu probable... Et après tout, il suffit de regarder un peu du côté des Perses pour constater que les extrémistes sont assez grands pour scier tout seuls la branche viciée sur laquelle ils sont assis.

A la revoyure...


PS: 24 heures plus tard: Ben tiens, qu'est-ce que je vous disais, voilà que le petit roitelet en talonnettes, dans son discours sous les dorures de Versailles, est venu affirmer que la burqa n'était pas la bienvenue sur le territoire de la République... On a pas fini de rigoler, tiens !




* Je me permets d'emprunter cette charmante tranche de vie à quelqu'un qui se reconnaîtra (et le cas échéant voudra bien me contacter pour régler l'épineuse question du paiement des droits d'auteur soulevée de fait ici).
Par Pierrou
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Mardi 16 juin 2009
Le premier qui dit que les calembours utilisés malicieusement dans les titres des articles de ce bout de toile se ressemblent tous, je l'envoie danser le sirtaki en slip dans les rues de Téhéran !

Et justement, tiens, puisqu'on en parle (dis donc, c'est quand même vachement bien gaulé comme amorce de sujet... Avis à tous les bacheliers, pour vos intros de dissertation de bac, prenez-en de la graine.... ça vous  changera de l'herbe... )


Ainsi donc (qui est soi dit en passant et pour les bacheliers qui nous lisent une jolie paraphrase à éviter dans un devoir mais après tout, c'est mon blog et je fais ce que je veux) l'on votait la semaine dernière en Iran...
Et dans les journaux et la presse occidentale, l'on allait voir ce que l'on allait voir ! La levée en masse du scrutin populaire allait porter aux nues, et peut-être même dès le premier tour, la voix du changement, le vent de souffle de la liberté, le pourfendeur du fascisme, j'ai nommé Mir Hossein Moussavi, ancien premier ministre et "conservateur modéré"... 

Ici, l'on pourrait s'interroger longuement sur la signification profonde que recouvre le terme ci-dessus... Finalement, après de longues heures de réflexions, l'équipe d'expert en géopolitique et traitement des questions qui fâchent travaillant en permanence dans les locaux de Useful Idiot en sont arrivés à la conclusion suivante:

Un conservateur modéré est quelqu'un qui lapide les femmes avec des cailloux polis*... on est pas des bêtes quand même !


Mais hélas, ni le grand soir, ni les lendemains qui chantent ne sont pour tout de suite, car voilà-t'y-pas qu'à la stupéfaction générale, le ténébreux Ahmadinejad (dont la pugnacité n'a d'égale que le caractère limité de son expansion verticale ) au regard si doux, teigneux chien de garde de l'indépendance du moyen-orient, dernier rempart contre la déferlante impérialiste de l'Ouest corrompu et dont la candeur est presque touchante alors que, comme un enfant pendant la dernière semaine avant Noël, il attend qu'on lui livre sur un plateau le petit levier de commande qui permettra d'envoyer une bonne dose d'ogives nucléaires sur Israël.

Ce fringuant bellâtre se paie même le luxe de s'arranger un score de 62%, dans lequel l'observateur averti reconnaîtra sans peine un vibrant hommage à Omar Bongo... La politique nous offre parfois de beaux moments de communion des âmes... 


C'aurait cependant été trop simple, trop beau ! Non ! Il a fallu que quelques esprits chagrins et drôlement mauvais persans perdants viennent hurler à la fraude et profitent de l'occasion pour se payer une petite tranche de révolution dans les rues bien propres de Téhéran...

Comme si 2,5 millions de chiens impurs manifestant spontanément et pacifiquement pouvaient avoir raison... 
Et puis, comme l'a si bien dit Mr Mahmoud A. avec la verve qu'on lui connaît (et qui n'est parfois pas sans rappeler celles de MM Berlusconnerie et Sarkaussi, avec qui il partage d'ailleurs une passion à peine dissimulée pour les talonnettes), les élections en occident ne sont pas mieux... Au moins en Iran, "on inclut [pas] les voleurs, les homosexuels et autre personnes impures dans l'électorat pour gagner quelques voix"**


L'Occident d'ailleurs, par la voix de ses différents leaders, et avec cette discrétion et ce sens de la distance qui font la renommée de notre-civilisation-tellement-supérieure-n'est-ce-pas, condamne de façon quasi unanime quoi qu'à pas aussi feutrés qu'un dessin de gamin de primaire ou qu'un tableau Veleda (ces deux comparaisons étant aussi médiocres l'une que l'autre, prière de choisir celle vous semblant la plus appropriée) l'issue du scrutin.

Ainsi, à Washington, le grand basketteur de Penn Ave n'est pas furax, ni même effrayé à l'idée que le plus foutriquet des roquets à barbe risque de venir lui faire du pied de nez pendant encore quatre ans. Non, Mr Obama est simplement pris d'une "profonde inquiétude" sur tout ce bazar... Dont il serait "improductif" de se mêler cela dit... Enfin mêlons-nous-en un peu quand même hein... 

Plus près de nous, le sautillant Sarko (avant d'aller faire des courbettes devant la tombe de son ami Bongo en compagnie du grand Chirac), toujours aussi sibyllin quand on le laisse parler sans fiches, estime que "l'ampleur de la fraude est proportionnelle à celle de la réaction" (et le coquin s'y connaît en proportions), ce qui est une bien belle façon de donner son avis l'air-de-rien-mais-quand-même-la-France-phare-du-monde-quoi...
Il ne serait d'ailleurs pas étonnant que l'on voie bientôt la féline Fara Pahlavi poser son royal-quoique-déchu fessard sur le divan rougeâtre de Drucker, dont la mousseline (celle du divan, quoique) est aussi élimée que son intégrité de conscience....


Auquel cas ça nous fera bien rigoler et ça fera pas de mal... 






* A tel point que les modèles hauts de gamme sont dotés d'un haut-parleur intégré et s'excusent presque galamment lors du contact avec la cible... En vente uniquement sur le net. 
** Ce qui est contradictoire en soi, si je puis me permettre, puisque de l'avis de ce sympathique barbu (en 2007 à l'Université de Columbia - laquelle semble faire parfois montre d'un certain sens de l'humour dans le choix de ses conférenciers): "en Iran, nous n'avons pas d'homosexuels comme dans votre pays". Circulez, y'a rien à voir !
Par Pierrou
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Mardi 26 mai 2009


Aujourd'hui, si vous le voulez bien (et si vous ne voulez pas, peu me chaut, après tout c'est moi qui porte la culotte ici !), inaugurons une nouvelle rubrique dans nos petites causeries virtuelles...

Une série politico-historiographique consacrée à ces grandes figures historiques qui projettent leur ombre imposante sur les allées parfois défraîchies des jardins de notre Histoire...

Le tout sera entrecoupé d'extraits d'entretiens exclusifs avec les personnes concernées, car chez Useful Idiot, on est pro.

Inaugurons donc ce cycle de conférences (le professeur Burp étant malade, c'est aujourd'hui le Professeur Humphrey Biensucé qui assurera l'intérim) avec l'une des plus charismatiques figures de l'actuel paysage politique français, véritable Apollon des palais à dorures dont la fulgurance de la pensée n'a d'égale que la hauteur de vue de ses analyses politiques et le nombre de casquettes qu'il porte par dessus son catogan légèrement gominé ...

J'ai nommé Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP et député (parachuté) de la 10e circonscription des Hauts de Seine.




On passera rapidement sur le début de carrière de ce fils de médecin, somme toute très ordinaire: Le petit Frédéric Lefebvre (qui, de son propre aveu, ne s'explique pas la présence de ce "b" fort inopportun car muet au milieu du patronyme, si quelqu'un a une idée qu'il me le fasse savoir, je le créditerai en note de bas de page) fait ses classes au RPR à Garches et rencontre, pendant la campagne présidentielle de Chirac en 1981, un certain Nicolas S., lequel a également eu son petit succès en politique depuis, mais dont le nom n'est pas digne de figurer ici.

"C'était le bon temps. On restait à la section de Neuilly jusqu'à pas d'heure, à siroter du mousseux en écoutant Johnny et Enrico Macias. Y'avait Nicolas qui grimpait sur les chaises pour ses discours, et parfois aussi cette grande tarlouze de Juppé qui nous rejoignait en bottes et bombe en sortant de ses cours d'équitation. On était jeunes quoi !"

Jusqu'en 2007, ce sémillant jeune homme évolue dans divers cabinets (ce qui n'a rien avoir avec une alimentation trop riches en fibres) ministériels et parlementaires, apportant le café, les croissants et donnant son avis quand on le lui demande et même quand on ne le lui demande pas. 


Finalement, et comme c'est toujours un bon plan de se lier d'amitié avec les petits nerveux à grandes oreilles, surtout quand ceux-ci décrochent un bon job, il est, tel un G.I au dessus des plages de Normandie, parachuté par son copain Nicolas S. au dessus des vertes prairies des Hauts de Seines pour les législatives de 2007 puis, suite à la très démocratique et débattue réorganisation du parti présidentiel en 2008.


"Nico était vachement remonté ce soir là. Ca commençait à faire des vagues, cette histoire de réorganisation... Et Nico, les vagues, depuis tout petit, à la Baule déjà, les vagues ça lui fait peur. "Ce sera Xavier le joufflu qui remplacera Patrick l'Arménien comme président, un point c'est tout... On est pas des socialos nous, on va pas commencer à se battre comme des chiffoniers et de toute façon c'est moi que j'commande ici comme au Palais et en France" qu'il a dit. Et tout le monde a fermé sa gueule..."


C'est à l'occasion de ce remaniement que Frédéric est bombardé (car le parachutage a fait son temps) porte-parole du Parti ce qui, de l'aveu même de sa maman (que nous avons rencontré en exclusivité) "lui convient tout à fait. Tout petit déjà, il aimait bien dire des plaisanteries devant la caméra super-8 de son papa".

Et en effet, c'est bien par cet humour décapant, ce sens de la vanne qui fait mouche et des aphorismes absurdes que Frédéric Lefebvre restera à jamais présent dans nos mémoires.

"Vous comprenez, dans le show-biz maintenant, ce qu'il faut, c'est faire monter le buzz" n
ous explique-t'il depuis son bureau cossu dans les locaux de l'UMP. Sur l'étagère, derrière lui, à côté du portrait de son ami Nicolas, l'intrégrale en DVD de Jean-Marie Bigard trône comme une coupe de tournoi de foot local au fond d'un bar miteux. "Il faut capter l'intention, faire l'actu sur le net. Et puis les aphorismes, quand on est comique, c'est important, il faut exprimer sa pensée de façon claire et qui rentre, qui tape quoi ! "

Ainsi, on lui doit les désormais célèbres :

"Ceux qui confondent délation et dénonciation, je les invite à regarder le dictionnaire[...]. Si la délation est condamnable, car se faisant au détriment des gens honnêtes, la dénonciation est un devoir républicain prévu dans la loi et permettant de lutter contre les délinquants."

"Je pense que Mme Royal a besoin d'une aide psychologique" 

Parfois, Frédéric va encore plus loin dans le Buzz, il va jusqu'à faire passer ses sketches dans les textes à l'Assemblée Nationale.
Ainsi, voilà que, toujours pince-sans-rire, il propose ce lundi de faire travailler "sur la base du volontariat" les salariés en arrêt maladie depuis chez eux en télétravail.

"Là, je suis content de ma blague... Le volontariat, c'est vraiment le noeud du gag. Trouvez moi un patron qui laissera le choix à ses salariés si on lui donne la possibilité... C'est tordant, non ? " il hésite un instant. "Cela dit, c'est con, j'aurai pu aller plus loin et proposer le télétravail du dimanche pour les salariés en arrêt, là on se serait vraiment fendu la gueule... Dommage."


Hélas, l'humour débridé de Frédéric, en ces temps de politiquement trop-correct, ne passe pas. Et bon, s'il s'attendait à ce que ces pisse-froids de socialos viennent lui souffler dans les bronches, il se dit très déçu de la réaction de son propre camp, qui vient de lui signifier qu'il y avait des limites à la déconnade.

"Je suis déçu... Que les chiffoniers du PS hurlent à la lune, c'est attendu. Que Bayrou joue les vierges effarouchés (alors qu'il ya quinze ans, dans nos rallyes du XVIe, c'était pas le dernier, le collectionneur de bourrins) ça me surprend pas. Mais que le gouvernement, et surtout NKM réagissent comme des culs de plomb... tiens, vous saviez que c'est de Nietzsche ça, cul de plomb ? On peut être drôle et cultivé, non ?" 


Hélas, les temps sont durs pour les humoristes de qualité... Quelle tristesse.



Par Pierrou
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