Mets l'eau, man !
Voyez vous, chers petits amis... Au fond de moi même j'ai, je crois, une âme d'affreux tyran mégalomane...
Rigolez pas... yen a des comme moi, y sont président...
Donc bref... ayant une âme de tyran mégalomane, donc, j'ai décidé de m'octroyer une totale liberté éditoriale en créant une nouvelle rubrique sur ce petit espace du ouèbe qui m'appartient de fait... Je suis comme ça, il faut pas me faire chier.
Alors, comme première victime de ma plume assassine ( ou de mon clavier assassin... mais tout de suite, ça fait moins romantique ), la dernière galette ( le mot est approprié, je trouve ) de "ces enculés d'Ultra Vomit" - c'est pas moi qui le dit, c'est eux -...
OBJECTIF: THUNES
( by Ultra Vomit, donc... )
Alors... Ultra Vomit... Très intéressant cas d'étude...
En ce qui me concerne, j'avais découvert ce sulfureux combo nantais ( parce que je suis un peu chauvin, des fois... sur les bords... au fond ) lors de la présentation de leur premier album ( Mr Patate ) à la boutique métal de Nantes, la caverne aux merveilles, le révéré Ifern an Naoned au printemps 2004 ( si mes souvenirs sont bons ).
Une bonne surprise, ce Mr Patate...
Bon... évidemment, musicalement, un peu particulier quand même... Le jour de cette présentation, jeune innocent que j'étais, j'écoutais l'album depuis déjà dix minutes, quand dans ma ford intérieure, je me disois: "Bon, la musique avec un cochon qui crie, c'est bien mignon... quand c'est qu'on écoute Ultra Vomit ?"
Jusqu'à ce que je comprenne que le "cochon qui crie" était le chanteur sur le dit album..
Bon, voilà... musicalement, il fallait aimer le Grind... Personnellement, je n'étais pas fan... je le suis toujours pas.
C'est pas grave, ça restait un disque avec des vrais morceaux de culte dedans !
"Poil Pubien", "Judas Prost" ou "Bouba", c'était quand même pas de la musique de tarlouze ! La beauté du texte associée à l'harmonie guillerette et innocente d'un grindcore survoleté quoi !
Alors voilà... je n'avais point acheté l'album... sachant que je ne l'écouterai pas... Et Ultra Vomit était resté dans un coin de ma mémoire... entre deux blagues de merde, un théorème de maths et le classement des meilleurs acteurs pornos de la décennée 90-2000...
Et puis, il y a quelques mois... On m'introduit...
Euh... attends... alors là je vous vois venir... c'est pas parce que je dis: "on m'introduit" que tout de suite ça va partir dans le porno... non !
Donc là, on m'introduit ( je le garde, merde ) au Myspace d'Ultra Vomit...
Oah ! Le fou rire !
Du coup... je surveillais ( enfin.. certains plus que moi ) la sortie de cette galette d'un oeil assez attentif, en écoutant assez régulièrement les chansons dispo sur le Myspace, que je trouvais géniales... J'y reviendrai plus tard.
Et donc, ce 21 Mars, le groupe se produisait en Showcase dans un estaminet de bon aloi situé dans le dernier 'quartier' à la mode de toujours et encore Nantes. Donc, je vous passe l'épisode de l'imbroglio ( j'aime bien ce mot ) concernant la réservation des places... Finalement, nous y allâmes...
Là encore, la grosse claque. C'était bien gaulé, méchamment efficace...plus d'une heure de show pour trois euros... Et à ce prix là, des vrais bouts d'ados prépubères qui headbangaient comme des petits fous sans savoir qu'on écoutait déjà le groupe quand ils se détruisaient les oreilles sur Fun Radio en faisant leurs exos de maths de 4e... Tas de petits cloportes boursouflés d'ingratitude et d'ignorance grasse ! ( c'est pas de moi... c'est à peu près de Desproges. )
Du coup, l'acheteur compulsif de disques ( merci pour lui ) de mes amis repartit avec le CD dans la poche de son slip...
Alors là... A partir de maintenant... Plus de claques ( nan, un moment, faut arrêter les frais quoi ! )...
Ben non, la grosse émotion et la grosse commission étant passées... Reste la surprise sur le long terme... Celle de voir que ce foutu album de déconne tiens vachement la route...
Je pensais que ça allait être quelque chose que je prendrai plaisir à écouter une ou deux fois, puis qu'il serait remisé au placard, comme ce fut le cas de son illustre ancêtre.
Point du tout ! Que nenni !
En soirée, la galette fait rire plus qu'un spectacle de Bigard ( ok... c'est pas dur... bon, alors mettons ... Ben si, je garde Bigard... ça donne un peu le ton ), et dans la voiture, c'est un bonheur !
Du coup, ben j'en ai fait l'acquisition avec mes deniers dûrement gagnés ce samedi... Du coup, je me sens habilité à en faire une critique détaillée....
Attention, ça va chier...
1) Intro.
Alors là, les gars... Démarrage en grande pompe... Le thème de Koh Lanta repris avec brio, avec par la- dessus une super imitation de Denis Brogniart annonçant le programme des festivités, ça donne le ton ! ( à noter un clin d'oeil à une chanson de l'album précédent )
2) Quand j'étais petit.
Peut-être un des meilleurs titres de l'album ( quoique ils sont tous tellement bons... ). Parodie/Imitation/Pastiche/Hommage de et à Motörhead, avec une imitation de Lemmy qui tue tellement des lapins qu'on a l'impression de sentir le tabac, la bière, la sueur et la moustache. Le tout sur un texte frisant l'indigence: "quand j'étais petit/je n'étais pas grand/ Je montrais mon poireau à tous les passants... " Grandeur intellectuelle... Mais quel pied!
3) Darry Cowl Chamber.
Du bon métal bien péchu... Tout orchestré comme il faut... On croirait du Coal Chamber ( pour le peu que j'en ai écouté )... Avec Darry Cowl au chant... Et c'est vachement plus facile de dire ces putains de phrases avec pleins de "s" quand on zozote, god damn !
4) Les Bonnes manières
Alors, le Hardcore étant "la trisomie du métal", mais véhiculant quand même de saines valeurs que l'on pourrait résumer en cette maxime: "Pètes la gueule de ton prochain, mais n'oublie pas de protéger et de respecter ta famille", ce titre y remet bon ordre... Un vrai manuel de savoir vivre que ce morceau sur lequel on sentirait presque l'esprit de Nadine de Rotschild.
5) Boulangerie Pâtisserie.
Une chanson du duo Andreas et Nicolas ( le chanteur d'UV et un type qui aime les canards ), reprise à la sauce power rock... Un hymne pour le goûter, qui fleure bon le choco BN et le lait-fraise !
6) Maïté Ravendark.
Rien que le titre me fait rigoler tout seul et postilloner sur mon clavier. Cette chanson, vachement concept s'tu veuuuuxx ( Philippe Manoeuvre, sors de ce corps ! ) s'inscrit dans une démarche d'exploration du black métal écolier... Si... si... Introduite par un dialogue de haute volée entre un ado prépubère anonyme et une dame de cantine aux accents de Maïté, elle nous dit la révolte de tous ces adolescents opprimés par des menus trop chargés en légumes abâtardis... Le tout sur une instrumentation qui rappelle les meilleurs représetants du Black Métal.
7) Jack Chirac.
Un reportage saisissant en direct du Texas, où l'on rend apparemment de vibrant hommages à notre ancien président. Une instrumentation délicieusement Country... Des paroles engagées tenant sur une feuille de PQ pour schtroumpf.. Là encore quel pied... Après tout, c'est avec ça qu'on fabrique des hymnes intemporels !
8) Pour un Mosh avec toi...
Je sais pas vous... mais moi, j'ai jamais pu encadrer michel Delpech ( pour preuve, je mets pas de majuscule à son prénom, na ! )... Mais là, je dois avouer que ça redore son blason... Pour un Flirt avec Toi façon Mosh Pit, ça vous requinque du chanteur has been !
Michel Putain de Delpech !
9) Pov' Connard !
Le fou rire de l'album ( enfin, un des )... Un coup de gueule de conducteur plus vrai que nature, un truc tout con, qui permet à UV de démontrer une fois encore son sens du riff qui tâche... On avait pas vu ça depuis Marcel Hamon !
10 ) Mechanical Chihuahua
Le Tirelipinpon, de Carlos... A la sauce Manson gothico bizarre... Que dire d'autre, si ce n'est que, une fois encore, c'est à se pisser dessus.
11) Gremlins At The Gates
Pas franchement drôle... mais tout bonnement hallucinant..; Et encore, moi, je connais pas trop At The Gates, groupe de Death Mélodique d'europe du nord ( pléonasme )... Donc le thème de Gremlins à la sauce métal suédo/finlando/nordico/viking... Extrêmement bien gaulé... Faut croire que ya du boulot de taré sous les conneries... Comme quoi hein... Faudrait que j'écoute du At The Gates, pour voir...
12) Je ne t'es jamait autans aimer
Le morceau tombage de futal. Un titre rock mielleux, dégoulinant de bons sentiments, fait pour les ondes ! On dirait du Kyo, putain la honte ! Pendez les ! Ah... oui, c'est vrai que les paroles sont limite, voire carrément nécrophiles... Evidemment, dans ce cas là alors...
13) Poil de Cul
Ou comment pousser la mégalomanie jusqu'à l'extrême consistant à rendre hommage à l'un de ses propres morceaux. Un titre Grind comme au bon vieux temps... Trois mots... Deux riffs... Ca suffit... Et les ados attardés comme moi... ben ça les fait pisser de rire... Je suis vraiment à brûler.
14) Croûte de Pus
On reste dans la même veine ( enfin, la même... euh, le même urêtre quoi ) avec une imitation de Gronibar plus vraie que pourriture... Alors évidemment, on va dire que: "poil de cul, croute de cul" c'est pas fin comme paroles... Moi ça m'élève plus que Diam's... Mais il parait que je suis bizarre, alors...
15) La Flemme
Décidément, ces types sont à l'aise dans tous les styles... Même pour parodier Brassens... Une minute dix, pas plus... Une chute toute conne, mais ça fait encore une fois bien rigoler. J'en dirai pas plus, j'ai la fle... Oah !
16) Mountains of Math
Un petit bout d'anthologie, celui là... Je passe sur la partie technique, qui frise certainement la perfection ( je m'y connais pas assez pour le dire, hélas )... Restons dans le domaine philosophique... Qu'on aime le rock/le métal ou non, si l'on a été en maths au lycée, on sera plié en deux à l'évocation des doux souvenirs que rappelle cette chanson.
17) Morbid Cocker
Alors là pareil: Ingrédients: Une instrumentation reprenant "you can leave your hat on" de Joe Cocker + Une voix à la Morbid Angel = Grosse marrade... Nan parce que ça devient lassant, les éloges, merde !
18) Welcome to the Jingle
Euh... Section "mégalomanie" toujours, ou quand un groupe ose composer son prore jingle, digne des plus grandes radios pour ados prépubères, en espérant que ça passe sur les ondes... Bande de dégénérés !
... Mais ça fait une bonne transition ( le connaisseur... ou le fan de guitar Hero... le geek donc, on y revient, décèlera la subtile allusion à un groupe et une chanson célèbres )
19) Je possède un cousin...
Le titre de la controverse... Un bon morceau power pop, qui fait des problèmes, tout ça parce que des gens à l'esprit mal tourné entendent "dans l'anus d'un bambin" alors qu'il est clairement marqué "dans la mousse d'un bon bain" dans le livret... Monde de merde !
20) Canidal Corpse.
Là encore, très bon... Un morceau "à la Cannibal Corpse", avec cependant un gentil chien chien au micro ( ces mecs ont un problème avec les clébards, je crois... ), et toujours, dans les parties humaines, ce talent du chanteur pour prendre à chaque fois un accent ridicule là où il faut...
21) Condemned to Headbang
Là je dis rien... je préfère laisser la surprise.
22) W.A. Mozart 25th Symphony Allegro in C. Minor Concerto K 183.
Alors là, chapeau... Je sais pas si c'est une adaptation d'un concerto de Mozart réellement existant, ou si c'est juste un autre délire totalement sorti de leurs cerveaux atrophiés... Mais cette plage est un petit bijou technique, et ce indépendamment de tout contexte !
23) Je collectionne des canards ( vivants )
Le tube de l'été... Enfin du moins, ce serait bien... ça rafraîchirait un peu l'atmosphère quoi... ( remarque non, si ça devient connu, c'est à chier, t'voiiiis ). Là encore, adaptation d'un classique d'Andreas et Nicolas... Le passage au style plus métal donnant lieu à des moments d'anthologie, tel ce pont chanté avec un lyrisme presque Hallidesque. Et je vous parle pas du clip...
24) Outro.
Cet ultime plage commence par un extrait du casting géant mené à travers tous les élevages de canards du Périgord pour y dénicher LA perle rare, le bec d'or, le canard permettant de donner toute leur majesté aux parties chorales de la chanson précédente... Un moment de comédie pure !
Ensuite vient peut être le morceau le plus impressionnant de cet album. Partant d'un gimmick simple, voire simpliste, la chanson part dans une envolée survoltée qui nous fait passer en moins de trois minutes par tout le spectre du métal, effleurant même le bout d'absence de nez de Mickaël Jackson dans les choeurs...
Un finale en apothéose pour cet album tout bonnement dément !
Euh donc, vous aurez compris... J'ai plutôt accroché...
Enfin bref, un très long article ( décidément, faut que je me calme ) tout ça pour vous hypnotiser et vous pousser à acheter au plus vite ce petit bijou. "Objectif Thunes", c'est comme un bon gâteau au chocolat: Sous le glaçage d'humour alléchant, on découvre en plus tout le moelleux d'une technique, d'une production et d'un sens musical excellents, qui donne envie d'en reprendre plus que vingt-quatre parts.
( putain, c'est beau... )
Rigolez pas... yen a des comme moi, y sont président...
Donc bref... ayant une âme de tyran mégalomane, donc, j'ai décidé de m'octroyer une totale liberté éditoriale en créant une nouvelle rubrique sur ce petit espace du ouèbe qui m'appartient de fait... Je suis comme ça, il faut pas me faire chier.
Alors, comme première victime de ma plume assassine ( ou de mon clavier assassin... mais tout de suite, ça fait moins romantique ), la dernière galette ( le mot est approprié, je trouve ) de "ces enculés d'Ultra Vomit" - c'est pas moi qui le dit, c'est eux -...
OBJECTIF: THUNES
( by Ultra Vomit, donc... )
Alors... Ultra Vomit... Très intéressant cas d'étude...
En ce qui me concerne, j'avais découvert ce sulfureux combo nantais ( parce que je suis un peu chauvin, des fois... sur les bords... au fond ) lors de la présentation de leur premier album ( Mr Patate ) à la boutique métal de Nantes, la caverne aux merveilles, le révéré Ifern an Naoned au printemps 2004 ( si mes souvenirs sont bons ).
Une bonne surprise, ce Mr Patate...
Bon... évidemment, musicalement, un peu particulier quand même... Le jour de cette présentation, jeune innocent que j'étais, j'écoutais l'album depuis déjà dix minutes, quand dans ma ford intérieure, je me disois: "Bon, la musique avec un cochon qui crie, c'est bien mignon... quand c'est qu'on écoute Ultra Vomit ?"
Jusqu'à ce que je comprenne que le "cochon qui crie" était le chanteur sur le dit album..
Bon, voilà... musicalement, il fallait aimer le Grind... Personnellement, je n'étais pas fan... je le suis toujours pas.
C'est pas grave, ça restait un disque avec des vrais morceaux de culte dedans !
"Poil Pubien", "Judas Prost" ou "Bouba", c'était quand même pas de la musique de tarlouze ! La beauté du texte associée à l'harmonie guillerette et innocente d'un grindcore survoleté quoi !
Alors voilà... je n'avais point acheté l'album... sachant que je ne l'écouterai pas... Et Ultra Vomit était resté dans un coin de ma mémoire... entre deux blagues de merde, un théorème de maths et le classement des meilleurs acteurs pornos de la décennée 90-2000...
Et puis, il y a quelques mois... On m'introduit...
Euh... attends... alors là je vous vois venir... c'est pas parce que je dis: "on m'introduit" que tout de suite ça va partir dans le porno... non !
Donc là, on m'introduit ( je le garde, merde ) au Myspace d'Ultra Vomit...
Oah ! Le fou rire !
Du coup... je surveillais ( enfin.. certains plus que moi ) la sortie de cette galette d'un oeil assez attentif, en écoutant assez régulièrement les chansons dispo sur le Myspace, que je trouvais géniales... J'y reviendrai plus tard.
Et donc, ce 21 Mars, le groupe se produisait en Showcase dans un estaminet de bon aloi situé dans le dernier 'quartier' à la mode de toujours et encore Nantes. Donc, je vous passe l'épisode de l'imbroglio ( j'aime bien ce mot ) concernant la réservation des places... Finalement, nous y allâmes...
Là encore, la grosse claque. C'était bien gaulé, méchamment efficace...plus d'une heure de show pour trois euros... Et à ce prix là, des vrais bouts d'ados prépubères qui headbangaient comme des petits fous sans savoir qu'on écoutait déjà le groupe quand ils se détruisaient les oreilles sur Fun Radio en faisant leurs exos de maths de 4e... Tas de petits cloportes boursouflés d'ingratitude et d'ignorance grasse ! ( c'est pas de moi... c'est à peu près de Desproges. )
Du coup, l'acheteur compulsif de disques ( merci pour lui ) de mes amis repartit avec le CD dans la poche de son slip...
Alors là... A partir de maintenant... Plus de claques ( nan, un moment, faut arrêter les frais quoi ! )...
Ben non, la grosse émotion et la grosse commission étant passées... Reste la surprise sur le long terme... Celle de voir que ce foutu album de déconne tiens vachement la route...
Je pensais que ça allait être quelque chose que je prendrai plaisir à écouter une ou deux fois, puis qu'il serait remisé au placard, comme ce fut le cas de son illustre ancêtre.
Point du tout ! Que nenni !
En soirée, la galette fait rire plus qu'un spectacle de Bigard ( ok... c'est pas dur... bon, alors mettons ... Ben si, je garde Bigard... ça donne un peu le ton ), et dans la voiture, c'est un bonheur !
Du coup, ben j'en ai fait l'acquisition avec mes deniers dûrement gagnés ce samedi... Du coup, je me sens habilité à en faire une critique détaillée....
Attention, ça va chier...
1) Intro.
Alors là, les gars... Démarrage en grande pompe... Le thème de Koh Lanta repris avec brio, avec par la- dessus une super imitation de Denis Brogniart annonçant le programme des festivités, ça donne le ton ! ( à noter un clin d'oeil à une chanson de l'album précédent )
2) Quand j'étais petit.
Peut-être un des meilleurs titres de l'album ( quoique ils sont tous tellement bons... ). Parodie/Imitation/Pastiche/Hommage de et à Motörhead, avec une imitation de Lemmy qui tue tellement des lapins qu'on a l'impression de sentir le tabac, la bière, la sueur et la moustache. Le tout sur un texte frisant l'indigence: "quand j'étais petit/je n'étais pas grand/ Je montrais mon poireau à tous les passants... " Grandeur intellectuelle... Mais quel pied!
3) Darry Cowl Chamber.
Du bon métal bien péchu... Tout orchestré comme il faut... On croirait du Coal Chamber ( pour le peu que j'en ai écouté )... Avec Darry Cowl au chant... Et c'est vachement plus facile de dire ces putains de phrases avec pleins de "s" quand on zozote, god damn !
4) Les Bonnes manières
Alors, le Hardcore étant "la trisomie du métal", mais véhiculant quand même de saines valeurs que l'on pourrait résumer en cette maxime: "Pètes la gueule de ton prochain, mais n'oublie pas de protéger et de respecter ta famille", ce titre y remet bon ordre... Un vrai manuel de savoir vivre que ce morceau sur lequel on sentirait presque l'esprit de Nadine de Rotschild.
5) Boulangerie Pâtisserie.
Une chanson du duo Andreas et Nicolas ( le chanteur d'UV et un type qui aime les canards ), reprise à la sauce power rock... Un hymne pour le goûter, qui fleure bon le choco BN et le lait-fraise !
6) Maïté Ravendark.
Rien que le titre me fait rigoler tout seul et postilloner sur mon clavier. Cette chanson, vachement concept s'tu veuuuuxx ( Philippe Manoeuvre, sors de ce corps ! ) s'inscrit dans une démarche d'exploration du black métal écolier... Si... si... Introduite par un dialogue de haute volée entre un ado prépubère anonyme et une dame de cantine aux accents de Maïté, elle nous dit la révolte de tous ces adolescents opprimés par des menus trop chargés en légumes abâtardis... Le tout sur une instrumentation qui rappelle les meilleurs représetants du Black Métal.
7) Jack Chirac.
Un reportage saisissant en direct du Texas, où l'on rend apparemment de vibrant hommages à notre ancien président. Une instrumentation délicieusement Country... Des paroles engagées tenant sur une feuille de PQ pour schtroumpf.. Là encore quel pied... Après tout, c'est avec ça qu'on fabrique des hymnes intemporels !
8) Pour un Mosh avec toi...
Je sais pas vous... mais moi, j'ai jamais pu encadrer michel Delpech ( pour preuve, je mets pas de majuscule à son prénom, na ! )... Mais là, je dois avouer que ça redore son blason... Pour un Flirt avec Toi façon Mosh Pit, ça vous requinque du chanteur has been !
Michel Putain de Delpech !
9) Pov' Connard !
Le fou rire de l'album ( enfin, un des )... Un coup de gueule de conducteur plus vrai que nature, un truc tout con, qui permet à UV de démontrer une fois encore son sens du riff qui tâche... On avait pas vu ça depuis Marcel Hamon !
10 ) Mechanical Chihuahua
Le Tirelipinpon, de Carlos... A la sauce Manson gothico bizarre... Que dire d'autre, si ce n'est que, une fois encore, c'est à se pisser dessus.
11) Gremlins At The Gates
Pas franchement drôle... mais tout bonnement hallucinant..; Et encore, moi, je connais pas trop At The Gates, groupe de Death Mélodique d'europe du nord ( pléonasme )... Donc le thème de Gremlins à la sauce métal suédo/finlando/nordico/viking... Extrêmement bien gaulé... Faut croire que ya du boulot de taré sous les conneries... Comme quoi hein... Faudrait que j'écoute du At The Gates, pour voir...
12) Je ne t'es jamait autans aimer
Le morceau tombage de futal. Un titre rock mielleux, dégoulinant de bons sentiments, fait pour les ondes ! On dirait du Kyo, putain la honte ! Pendez les ! Ah... oui, c'est vrai que les paroles sont limite, voire carrément nécrophiles... Evidemment, dans ce cas là alors...
13) Poil de Cul
Ou comment pousser la mégalomanie jusqu'à l'extrême consistant à rendre hommage à l'un de ses propres morceaux. Un titre Grind comme au bon vieux temps... Trois mots... Deux riffs... Ca suffit... Et les ados attardés comme moi... ben ça les fait pisser de rire... Je suis vraiment à brûler.
14) Croûte de Pus
On reste dans la même veine ( enfin, la même... euh, le même urêtre quoi ) avec une imitation de Gronibar plus vraie que pourriture... Alors évidemment, on va dire que: "poil de cul, croute de cul" c'est pas fin comme paroles... Moi ça m'élève plus que Diam's... Mais il parait que je suis bizarre, alors...
15) La Flemme
Décidément, ces types sont à l'aise dans tous les styles... Même pour parodier Brassens... Une minute dix, pas plus... Une chute toute conne, mais ça fait encore une fois bien rigoler. J'en dirai pas plus, j'ai la fle... Oah !
16) Mountains of Math
Un petit bout d'anthologie, celui là... Je passe sur la partie technique, qui frise certainement la perfection ( je m'y connais pas assez pour le dire, hélas )... Restons dans le domaine philosophique... Qu'on aime le rock/le métal ou non, si l'on a été en maths au lycée, on sera plié en deux à l'évocation des doux souvenirs que rappelle cette chanson.
17) Morbid Cocker
Alors là pareil: Ingrédients: Une instrumentation reprenant "you can leave your hat on" de Joe Cocker + Une voix à la Morbid Angel = Grosse marrade... Nan parce que ça devient lassant, les éloges, merde !
18) Welcome to the Jingle
Euh... Section "mégalomanie" toujours, ou quand un groupe ose composer son prore jingle, digne des plus grandes radios pour ados prépubères, en espérant que ça passe sur les ondes... Bande de dégénérés !
... Mais ça fait une bonne transition ( le connaisseur... ou le fan de guitar Hero... le geek donc, on y revient, décèlera la subtile allusion à un groupe et une chanson célèbres )
19) Je possède un cousin...
Le titre de la controverse... Un bon morceau power pop, qui fait des problèmes, tout ça parce que des gens à l'esprit mal tourné entendent "dans l'anus d'un bambin" alors qu'il est clairement marqué "dans la mousse d'un bon bain" dans le livret... Monde de merde !
20) Canidal Corpse.
Là encore, très bon... Un morceau "à la Cannibal Corpse", avec cependant un gentil chien chien au micro ( ces mecs ont un problème avec les clébards, je crois... ), et toujours, dans les parties humaines, ce talent du chanteur pour prendre à chaque fois un accent ridicule là où il faut...
21) Condemned to Headbang
Là je dis rien... je préfère laisser la surprise.
22) W.A. Mozart 25th Symphony Allegro in C. Minor Concerto K 183.
Alors là, chapeau... Je sais pas si c'est une adaptation d'un concerto de Mozart réellement existant, ou si c'est juste un autre délire totalement sorti de leurs cerveaux atrophiés... Mais cette plage est un petit bijou technique, et ce indépendamment de tout contexte !
23) Je collectionne des canards ( vivants )
Le tube de l'été... Enfin du moins, ce serait bien... ça rafraîchirait un peu l'atmosphère quoi... ( remarque non, si ça devient connu, c'est à chier, t'voiiiis ). Là encore, adaptation d'un classique d'Andreas et Nicolas... Le passage au style plus métal donnant lieu à des moments d'anthologie, tel ce pont chanté avec un lyrisme presque Hallidesque. Et je vous parle pas du clip...
24) Outro.
Cet ultime plage commence par un extrait du casting géant mené à travers tous les élevages de canards du Périgord pour y dénicher LA perle rare, le bec d'or, le canard permettant de donner toute leur majesté aux parties chorales de la chanson précédente... Un moment de comédie pure !
Ensuite vient peut être le morceau le plus impressionnant de cet album. Partant d'un gimmick simple, voire simpliste, la chanson part dans une envolée survoltée qui nous fait passer en moins de trois minutes par tout le spectre du métal, effleurant même le bout d'absence de nez de Mickaël Jackson dans les choeurs...
Un finale en apothéose pour cet album tout bonnement dément !
Euh donc, vous aurez compris... J'ai plutôt accroché...
Enfin bref, un très long article ( décidément, faut que je me calme ) tout ça pour vous hypnotiser et vous pousser à acheter au plus vite ce petit bijou. "Objectif Thunes", c'est comme un bon gâteau au chocolat: Sous le glaçage d'humour alléchant, on découvre en plus tout le moelleux d'une technique, d'une production et d'un sens musical excellents, qui donne envie d'en reprendre plus que vingt-quatre parts.
( putain, c'est beau... )
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