B -17

Publié le par Pierrou

Non, non,  pas de panique ... Malgré le titre qui pourrait y faire penser, je ne vais pas vous pondre un texte...  Hé, en parlant de ça, vous saviez que quand les poules pondent un oeuf, il est déjà dur ?  Ouais ? Ben prenez la taille d'un oeuf et comparez le à celle de la poule et à celle de son anus...  Edifiant non ? Et après ya des nanas qui se plaignent d'accoucher une fois dans leur vie... La poule, elle, c'est tous les matins  !  Quelle vie de chien quand même... si j'osais je dirais qu'elle n'ont pas la côôte... mais je le ferai pas... non...

Bref, je m'égare là...

Oui, donc, je vais pas vous pondre un article sur un quelquonque modèle de chasseur bombardier américain de la  guerre du viêtnam ( regardez à B 17 dans une encyclo, c'est pas dit que y'en ait pas un qui s'appelle comme ça en plus... ) mais plutôt sur un endroit, un petit ilôt hors de l'espace et du temps que j'ai eu l'heur ( ça veut dire honneur en français légèrement ancien... c'est pas du pédantisme, ça me fait marrer alors je vous merde ! ) de découvrir il y a de cela quelques jours...

En effet, parti en goguette avec quelques camarades dans les rues d'une ville de France ayant honteusement reconduit en son hôtel de ville un scélérat de gauche dont le nom n'est point digne de figurer ici, et après avoir éclusé bien des godets dans une taverne dont le nom rime avec une partie de mon anatomie qui m'est on ne peut plus chère ( non, ce n'est pas l'Hermine, ni la Phlébite, plus exotique... ), nous nous mîmes en route promptement vers un endroit qui m'étais inconnu, mais vers lequel deux énergumènes estudiantins voulaient faire converger nos pas pour, disaient ils dans leur langage si étrange, "retrouver une copine" ( d'origine Polonaise, comprenez mon désarroi ! )...

Donc, on avait bu un coup dans un bar, on allait quelque part, je savais pas où pour retrouver une meuf que je connaissais surtout de vue...

Bref, nous arrivâmes, après quelques minutes de marche, dans une cour intérieure, charmante au demeurant, et au milieu de laquelle s'élevait, telle une arche de Noé incongrument dressée dans la nuit, un genre de hangar sur pilotis, duquel émanaient de la lumière et de la musique.
Comprenant qu'il s'agissant de l'endroit, de l'objectif, du saint Graal suce-mentionné, nous entrâmes dans le sactuaire...

Oh les aminches, le choc...

Imaginez ( "représentez vous en esprit, aurait dit un prof de philo que je connais... ce qui est plus classe, on en conviendra ) une salle enfumée, aux murs blanchis à la chaux ( " à la Chaux ? Aaaah !" disait Hitler, découvrant les murs de Dachau... mais laissons là cet intermède historique ô combien passionnant ), jonchée de meubles de récupération ainsi que de canettes de bière vides ( oui, la bière, Jules-Edouard, cette boisson populaire à base de grain brassé... ), et, évoluant sur les meubles et entre les canettes en question, un contingent sur-représenatif des effectifs révolutionnaires de la faculté, tous joyeux, festifs, certains imbibés, d'autres visiblement sous l'effet de quelques psychotropes...

Ils étaient tous là :
Le petit gratteux habituel, le beau parleur à cheveux et jean troué, la fille qui change de mecs au quart de tour, le mec qui change de filles au quart de tour ( réunis ensemble, pour quelque instant éphémère, je suppose ) et quelques cas plus exotiques, comme cet individu incongru, cet ovni dans la galaxie sociale, dont les convictions ondulent de façon intracable entre l'extrême droite et l'extrême gauche ( lequel m'a empoigné comme si j'étais un veau en vente à la foire pour m'exhiber à un jeune pouilleux aux lunettes de Lennon, disant d'une voix modulée par l'alcool et autres substances-que-les-consommer-c'est-mal: " Tu vois mec ? Ca, mec, c'est un social démocrate mec !"... et d'éclater d'un grand rire moqueur... mais bon, mon psy m'a dit que j'allais m'en sortir alors bon... ).

Bref, zimaginez la scène, moi, plus deux autres, au milieu de ce lieu de perdition, de cet estomac galeux de l'Animal marxiste mourant, comme des monolithes de pierre que l'eau ( rouge ) courante évite dans sa course... Bon... deux minutes on rigole... Ensuite vient le "putain... qu'est ce qu'on fout la dedans ?"... suivi de l'inéluctable " On s'casse ?"

Ce qu'on a fait, d'ailleurs, hein...

Euh... alors juste une mise au point hein... Contrairement à ce que ce billet pourrait laisser croire, je ne suis pas un putain d'animal préhistorique partouzeur de droite... Encore moins un sexy centriste ( parce que d'une, je suis pas sexy... et de deux, quitte à faire de la politique, autant pas jouer la tarlouze et emmerder le monde en s'habillant en orange et en chiant mou entre deux tous d'élections )... Nan, nan, apparemment, on me cataloguerait comme de gauche...
Et même si je partage avec la plupart des personnes présentes ( du moins physiquement... mentalement, je sais pas, des fois on dirait qu'ils évoluent dans d'autres sphères, voyez... ) un dégoût profond pour les instances dirigeantes de notre pays chez nous ( au cas où ça serait surveillé, on pourra pas dire que j'ai dit ce que vous avez compris, mais comme je l'ai pas dit, ben c'est bon... ), j'ai eu, ce soir là, un genre de révélation.

J'ai eu l'impression que, derrière ces grandes idéologies brandies à bout de bras tels un drapeau noir orné d'une étoile rouge, se cache un profond malaise. Il semble évident que, jusqu'à la rupture de l'URSS, ou du moins jusqu'aux années 70/80, la défense et la promotion d'idées touchant le communisme, le collectivisme et autre démocratie populaire avait encore un sens... Ca d'accord... je contredis pas ( lâche ce pavé, papa ! )

Mais à présent ? A présent que cet "héritage de mai 68" ( dont on nous rabat tant les oreilles ) semble s'essoufler ( et pourtant n'a jamais été aussi présent, le locataire de l'Elysée en étant une preuve vivante ), quelle place, et quelle crédibilité pour une idéologie revendiquant, avec les mêmes mots et la même rhétorique un modèle social dont l'expérience a été faite plusieurs fois - et se poursuit encore - avec les résultats que l'on sait ( Marrant comme jamais au grand jamais le stade de la dictature n'a pu être dépassé ) ?
Là encore, loin de moi l'idée de cracher sur le marxisme, à qui l'on doit les plus grandes avancées sociales du monde contemporain, seulement il faudrait pouvoir garder les pieds sur terre et ne pas perdre de vue le fait que , dans l'esprit de Marx lui même ( qui n'était pas vraiment un prolétaire, comme tous les théoriciens du conflit social... ) il ne s'agissait que d'un support théorique (  lâche ce volume du "Capital", papa ! )

Or, ce que j'ai vu, ce soir là, au milieu du bruit, de la lumière, des vapeurs d'alcool et des dreadlocks, ce sont un certain nombre de gens qui utilisent leurs idéologies comme un masque cachant une certaine vacuité... une volonté de brûler la chandelle par les deux bouts... Après tout, si le monde est pourri, c'est vrai, pourquoi se tracasser ?

Combien de soixante-huitards ont fini banquiers, traders, patrons de startup hein ?



( Tiens, papa, elle est là, ta carte UMP... )








EDIT: Suite à un commentaire, je poste en vitesse ce petit erratum: en effet, contrairement à ce qui a été énoncé en haut, la poule, charmant ovipare de la famille des gallinacées, ne pond pas par l'anus, mais par... ben par un autre endroit, tu vois... Ca semble évident et logique en fait, mais comme quoi hein...   Voilà, c'est réparé, et merci à "Chieuse", qui qu'elle soit, pour avoir relevé.

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L
Et sinon, hum, la chieuse elle te dit rien ?
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C
La poule, elle pond pas par l'anus, triple buze.
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D
J'étais des leur ce soir-là, et c'que j'ai vu, je sais pas si j'aurais eu la force ni le courage de le décrire(oh Jésus Marie Joseph priez pour nous pauvres pêcheurs...) mais à présent on est 4 à pouvoir témoigner les gars; à la vie à la mort les gars;synchronisation des montres.
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