Des ravages de mai 68
Il y a des fois, comme ça, où en parcourant les flux RSS d'un quotidien renommé, activité au premier abord - et au second, troisième etc aussi - assez peu exaltante ( mais il faut bien s'informer, ma bonne dame ), on tombe en arrêt devant des pépites rares, ce genre de petite nouvelle qui redonne une foi indescriptible en l'humanité... Et, pour ce qui nous intéresse ici, l'humanité féminine âgée entre treize et seize ans.
Bref, venons en au fait, assez de tergiversations et de coupage de cheveux en quatre ( soit dit en passant, si l'un d'entre vous arrive à couper un cheveu, ne serai-ce qu'en deux, dans le sens de la longueur, qu'il me fasse signe, j'y enverrais une photo de moi nu ), vous serez certainement fort heureux d'apprendre que, suite à la pression incroyable d'une bonne partie de leurs fans, Tokio Hotel, sulfureux quatuor de prépubères teutoniques ( qui a dit "ta mère" ? ) dont le talent n'a d'égal que la virilité et l'intégrité, a décidé de reporter un concert parisien du 20 au 21 juin..
Pourquoi ?
Pourquoi ?
Eh ben tout simplement parce que, on a beau être une jeune adolescente rebelle qui envoie chier la société de consommation, le conformisme, les coiffeurs, Pimkie et George Brassens ( lequel était moins allemand, mais ô combien plus moustachu que Bill ), on va quand même pas mettre en danger son brevet des collèges ou son oral de français de première pour aller tomber en pâmoison au milieu d'un Zénith après avoir cru penser peut être avoir perçu une oeillade enmascarée* venue de sous une mèche de cheveux décolorés...
Ben oui, c'est pas leur faute, mais maman elle veut pas quoi.
Triste non ?
A qui la faute ?
Au groupe ? Oui, peut être
Aux Allemands ? Sûrement, cela dit, Sarko a dit qu'on allait "tout faire comme eux", alors pas touche !
Au rock and roll ? Où ça du rock ?
Que nenni, que nenni, la faute revient à mai 68, à ce mouvement libertaire dégénéré étendu à toute l'Europe, qui vit des feignasses estudiantines aux cheveux longs et au pavé affuté défiler dans nos beaux faubourgs pour affronter l'élite des forces de notre sûreté !
Sans mai 68, sans cette "chienlit" ( Mongénéral question dignité, c'était quand même autre chose que l'autre nabot, là, soit dit en passant ), jamais pré-adolescente prépubère n'aurait eu l'aplomb de s'enhardir d'avoir l'audace de demander le report d'un concert... On respectait les artistes en ce temps là, merde !
Sans mai 68, point de parents assez laxistes et coulants pour accepter de se peler les noix sur un parking en attendant que leur progéniture à la peau grasse et au string apparent finisse de faire une expérience de masturbation sensorielle collective dans une salle comble ( et en allemand ! )
Sans mai 68, point de sorties le soir, d'ailleurs...
Sans mai 68, point de groupes de rock and roll allemand sur notre territoire ( "Après leurs Panzer, vont pas nous envahir avec leur musique de barbares dans leur langue gutturale !" voilà comment on se serait alors exprimé en patriote ! )
Sans mai 68, point de musique du tout, remarque...
On aurait l'air fin...
Ah, monde de merde, tiens !
PS: pour l'article, c'est par là :
www.liberation.fr/actualite/instantanes/histoiredujour/314814.FR.php
Parce qu'il parait que c'est mieux de citer ses sources...
*Oui, ben je sais pas quel est le terme pour le mascara... on dit bien une gueule enfarinée, non ? Et puis s'ils étaient un peu moins tarl... enfin un peu plus vir.. enfin voilà, la question se poserait pas.
Bref, venons en au fait, assez de tergiversations et de coupage de cheveux en quatre ( soit dit en passant, si l'un d'entre vous arrive à couper un cheveu, ne serai-ce qu'en deux, dans le sens de la longueur, qu'il me fasse signe, j'y enverrais une photo de moi nu ), vous serez certainement fort heureux d'apprendre que, suite à la pression incroyable d'une bonne partie de leurs fans, Tokio Hotel, sulfureux quatuor de prépubères teutoniques ( qui a dit "ta mère" ? ) dont le talent n'a d'égal que la virilité et l'intégrité, a décidé de reporter un concert parisien du 20 au 21 juin..
Pourquoi ?
Pourquoi ?
Eh ben tout simplement parce que, on a beau être une jeune adolescente rebelle qui envoie chier la société de consommation, le conformisme, les coiffeurs, Pimkie et George Brassens ( lequel était moins allemand, mais ô combien plus moustachu que Bill ), on va quand même pas mettre en danger son brevet des collèges ou son oral de français de première pour aller tomber en pâmoison au milieu d'un Zénith après avoir cru penser peut être avoir perçu une oeillade enmascarée* venue de sous une mèche de cheveux décolorés...
Ben oui, c'est pas leur faute, mais maman elle veut pas quoi.
Triste non ?
A qui la faute ?
Au groupe ? Oui, peut être
Aux Allemands ? Sûrement, cela dit, Sarko a dit qu'on allait "tout faire comme eux", alors pas touche !
Au rock and roll ? Où ça du rock ?
Que nenni, que nenni, la faute revient à mai 68, à ce mouvement libertaire dégénéré étendu à toute l'Europe, qui vit des feignasses estudiantines aux cheveux longs et au pavé affuté défiler dans nos beaux faubourgs pour affronter l'élite des forces de notre sûreté !
Sans mai 68, sans cette "chienlit" ( Mongénéral question dignité, c'était quand même autre chose que l'autre nabot, là, soit dit en passant ), jamais pré-adolescente prépubère n'aurait eu l'aplomb de s'enhardir d'avoir l'audace de demander le report d'un concert... On respectait les artistes en ce temps là, merde !
Sans mai 68, point de parents assez laxistes et coulants pour accepter de se peler les noix sur un parking en attendant que leur progéniture à la peau grasse et au string apparent finisse de faire une expérience de masturbation sensorielle collective dans une salle comble ( et en allemand ! )
Sans mai 68, point de sorties le soir, d'ailleurs...
Sans mai 68, point de groupes de rock and roll allemand sur notre territoire ( "Après leurs Panzer, vont pas nous envahir avec leur musique de barbares dans leur langue gutturale !" voilà comment on se serait alors exprimé en patriote ! )
Sans mai 68, point de musique du tout, remarque...
On aurait l'air fin...
Ah, monde de merde, tiens !
PS: pour l'article, c'est par là :
www.liberation.fr/actualite/instantanes/histoiredujour/314814.FR.php
Parce qu'il parait que c'est mieux de citer ses sources...
*Oui, ben je sais pas quel est le terme pour le mascara... on dit bien une gueule enfarinée, non ? Et puis s'ils étaient un peu moins tarl... enfin un peu plus vir.. enfin voilà, la question se poserait pas.
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